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Trop d’analyses de sang? Cette chercheuse de Concordia n’a besoin que de quelques gouttes

Dajana Vuckovic utilise la spectrométrie de masse pour accélérer les diagnostics et les traitements médicaux
24 mai 2017
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Par Elisabeth Faure

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Dajana Vuckovic, professeure adjointe de chimie et de biochimie à la Faculté des arts et des sciences de l’Université Concordia, améliore la quantité d’information biochimique qui peut être extraite de quelques gouttes de sang.

Le résultat escompté? Accélérer les analyses médicales, l’établissement d’un diagnostic et le choix d’un traitement approprié.

« Actuellement, votre docteur vous prescrit une analyse de sang, les résultats arrivent, il vous demande d’aller passer un deuxième test, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il puisse établir le bon diagnostic et vous traiter », explique la Pre Vuckovic. Afin d’améliorer ce processus, la chercheuse mesure des centaines de biomolécules en un simple test plutôt que d’évaluer un seul marqueur diagnostique, comme on le fait généralement.

Pour ce faire, l’équipe de recherche de la Pre Vuckovic a recours à la spectrométrie de masse, une technologie qui lui permet de mesurer d’infinitésimales quantités de molécules — un milliardième de gramme d’un médicament pharmaceutique, par exemple — issues d’un échantillon de sang ou d’urine, ou aussi peu que 50 biomolécules dans une seule cellule.

« Nous repoussons les limites du nombre de métabolites que nous pouvons mesurer, de l’exactitude de cette mesure et de la meilleure utilisation de l’information obtenue afin de déterminer l’état de santé d’une personne », affirme la scientifique.

Ce fascinant nouveau domaine d’étude porte le nom de métabolomique. Il s’agit d’un mélange interdisciplinaire qui rassemble des chercheurs en chimie, en biologie, en informatique, en médecine et en statistique.

« La quantité considérable d’information métabolique obtenue nous permettra de mieux surveiller l’état de santé d’un patient. Nous contribuerons ainsi à la personnalisation de la médecine et de la santé préventive. »


« Nous devons nous assurer que les jeunes femmes ont des modèles »

Titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en métabolomique clinique, en biomarquage et en santé préventive, Dajana Vuckovic considère la chimie analytique comme une discipline passionnante et dynamique, qui touche tous les aspects de notre vie quotidienne.

« Elle nous aide à assurer l’innocuité des aliments et de l’eau, à mettre au point des médicaments et des vaccins sûrs, à diagnostiquer des maladies, à résoudre des crimes et à mesurer des contaminants environnementaux », explique-t-elle.

La Pre Vuckovic élargit à présent la portée de ses travaux afin d’examiner l’effet sur notre santé de la contamination des aliments, en particulier par des composés appelés mycotoxines.

Elle a choisi Concordia pour son atmosphère animée – à la fois « collaborative, dynamique, novatrice et interdisciplinaire » – et souligne que les installations du Centre d’applications biologiques de spectrométrie de masse lui ont permis de progresser dans ses recherches.

Défenseure des droits des femmes œuvrant en science, en technologie, en génie et en mathématiques, la chercheuse a été influencée par sa propre mère, ingénieure mécanicienne dans les industries aérospatiale et automobile.

« Elle m’a montré que les femmes pouvaient réussir dans n’importe quel domaine », affirme-t-elle.

« Nous devons nous assurer que les jeunes femmes ont des modèles et qu’elles vivent leur passion pour la science et le génie. Nous devons également nous efforcer de rendre les réussites des femmes scientifiques et ingénieures plus visibles et accessibles pour tous les groupes d’âge. »

Dajana Vuckovic est ravie de constater de ses yeux l’évolution de ses collègues.

« J’ai récemment vu ma première étudiante des cycles supérieurs recevoir son diplôme. Il est profondément gratifiant de voir mes étudiantes et étudiants devenir de jeunes scientifiques autonomes », conclut-elle.


En savoir plus sur le
Département de chimie et de biochimie de l’Université Concordia.

 



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