« Dans le contexte sociopolitique actuel, il est important de réitérer la valeur des femmes »

Le 7 février 2017 : Dans la foulée de marches des femmes historiques, l’APTPUC organise une table ronde réunissant 12 spécialistes bien en vue de l’étude des genres de Concordia Publié le 1er février 2017
7 février 2017
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Par Cecilia Keating

Photo : Mathias Wasik (Flickr Creative Commons) Photo : Mathias Wasik (Flickr Creative Commons)

Douze personnalités de divers horizons en enseignement et en recherche à Concordia se préparent à prendre la parole à l’occasion d’un événement axé sur le féminisme qui aura lieu le 7 février prochain au pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels (pavillon EV).

Intitulée Feminism Matters, la microconférence de l’Association des professeures et professeurs à temps partiel de l’Université Concordia (APTPUC) est la plus récente d’une populaire série d’activités organisées par l’association depuis 2013. Son objectif : faire connaître les recherches menées par les membres du corps professoral à temps partiel de Concordia.

Pour Lorraine Oades, vice-présidente au perfectionnement professionnel de l’APTPUC, cette table ronde ne pouvait tomber plus à point.

« Dans le contexte sociopolitique actuel, il est important de réitérer la valeur des femmes », souligne l’organisatrice en chef.

Pour la première fois, des membres du corps professoral à temps plein et des étudiantes participeront également à la discussion. Pour l’équipe organisatrice, il s’agit d’abord de stimuler des échanges inédits à l’extérieur des salles de classe et de favoriser la création de nouveaux liens. Mais l’équipe juge aussi que cette question importante mérite d’être abordée sous de nombreux angles.

Ancienne présidente de l’APTPUC, Maria Peluso a proposé le sujet l’été dernier – à l’époque où subsistait l’espoir de voir une femme accéder à la présidence américaine.

« Il s’agit d’un excellent fil narratif en ce début de nouvelle année, note-t-elle. L’activité offre une exploration unique du féminisme par des membres du corps professoral et des étudiantes dont les points de vue transcendent les facteurs liés à la race, aux classes sociales, à la sexualité, à l’âge et à la mobilité. »

Chaque personne membre de la table ronde aura six minutes pour présenter les enjeux qu’elle estime importants dans le contexte du féminisme actuel. L’assistance sera ensuite invitée à participer à la discussion.

Cette formule axée sur des présentations éclair s’inspire d’activités antérieures de la série. Selon Lorraine Oades, elle incite les analystes à entrer immédiatement dans le vif du sujet et contribue au dynamisme de la discussion.

 

Une vitrine pour les membres du corps professoral à temps partiel

Mme Oades croit également que, conformément à leur objectif initial, les microconférences continueront de permettre aux membres du corps professoral à temps partiel de faire connaître leurs travaux de recherche.

« Il est très important de rappeler à l’Université notre valeur, car nous sommes beaucoup plus vulnérables », précise-t-elle.

En effet, les membres du corps professoral à temps partiel n’ont pas la permanence et ne jouissent donc pas de la stabilité dont profitent leurs homologues à temps plein.

Composition de la table ronde à la microconférence :

  • Linda Kay, directrice du programme de diplôme de 2e cycle en journalisme, dont les recherches portent sur les journalistes pionnières;
  • Kimberley Manning, directrice de l’Institut Simone-De Beauvoir, qui défend actuellement l’idée d’une université féministe;
  • Alex Antonopoulos, professeur à temps partiel à l’Institut Simone-De Beauvoir, dont les travaux portent sur la dépendance et le transmasculinisme;
  • Katerina Symes, doctorante en communication, qui s’intéresse aux théories féministes et allosexuelles, à la sexualité et au genrisme;
  • Beatriz Bartolomé Herrera, doctorante en études cinématographiques et images en mouvement;
  • Colleen Gray, professeure à temps partiel au Département d’histoire;
  • Emilee Gilpin, étudiante au programme de diplôme de 2e cycle en journalisme;
  • Valérie Lamontagne, professeure à temps partiel au Département de design et d’arts numériques;
  • pk langshaw, directrice du Département de design et d’arts numériques et professeure;
  • Alison Reiko Loader, professeure à temps partiel au Département de design et d’arts numériques;
  • Dayna McLeod, professeure adjointe au Département de communication;
  • Geneviève Rail, professeure à l’Institut Simone-De Beauvoir.


Pour Katerina Symes, cette microconférence est d’une pertinence aiguë dans la foulée des marches des femmes qui ont eu lieu le 21 janvier dernier aux États-Unis et ailleurs dans le monde, à la suite de l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Dans sa présentation, elle posera les questions suivantes : Pourquoi et en quoi le féminisme importe-t-il? En quoi les discussions sur le féminisme dans la sphère publique diffèrent-elles de celles qui ont lieu dans les salles de classe?


La microconférence de l’APTPUC
Feminism Matters se tiendra le mardi 7 février prochain, de 18 h 30 à 20 h 30, dans la salle EV-6.720 du pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels (EV), situé au 1515, rue Sainte-Catherine Ouest.



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