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Concordia participe à la création d’un espace de travail nouveau genre à Montréal

Plus qu’un simple bureau à frais partagés, Temps libre Mile-End offre un accès Wi-Fi gratuit, une bibliothèque et une arcade
11 octobre 2016
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Par Renée Dunk

Photo : Raphaël Thibodeau Photo : Raphaël Thibodeau


Concordia s’associe au mouvement des espaces partagés de travail en devenant membre fondateur institutionnel de la coopérative Temps libre, dans le quartier du Mile-End. Ce nouvel espace communautaire et participatif a officiellement ouvert ses portes le 14 octobre.

Entourée du Champ des Possibles, un espace vert urbain, Temps libre se trouve à quelques encablures à l’est du boulevard Saint-Laurent, au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique.

Situé dans un immeuble abritant des organismes communautaires, des entreprises multimédias ainsi que des ateliers d’art, de design et de conception de jeux vidéo, l’espace comporte une partie ouverte à tous et une autre partie réservée à des étudiants des cycles supérieurs et à des chercheurs de Concordia qui participent à des projets d’intervention communautaire, de transformation urbaine ou d’innovation sociale.


Explorer ce que signifie concrètement « S’ouvrir à la métropole »

Le principal objectif de Temps libre est d’offrir gratuitement un espace public destiné à toute la communauté. La formule est rendue possible par les droits perçus pour la location des postes de travail partagés.

Pour Graham Carr, vice-recteur exécutif aux affaires académiques de Concordia, le fait d’être à l’avant-garde du mouvement des espaces communautaires de travail permet à l’Université de jouer un rôle de premier plan dans l’économie du savoir à Montréal.

« En tant que membre fondateur institutionnel de Temps libre, nous sommes en mesure d’explorer ce que signifie concrètement “S’ouvrir à la métropole” », affirme-t-il.

« Des résidences universitaires à l’expérimentation de nouvelles méthodes de transmission du savoir à la collectivité, les possibilités de projets d’enseignement ou de recherche sur l’innovation et les changements sociaux abondent. »

En vertu de l’entente de partenariat signée par l’Université, les chercheurs et les étudiants des cycles supérieurs de Concordia peuvent utiliser une section de l’espace communautaire de travail où se trouvent deux tables de quatre places chacune.

Les usagers de Temps libre ont accès à une grande salle de réunion dotée de projecteurs intégrés, où peuvent se donner des cours et des ateliers, de même qu’à l’espace public, qui est équipé de sièges confortables ainsi que d’un réseau Wi-Fi gratuit, d’une bibliothèque et d’une arcade.


Le souci de la communauté, valeur fondatrice de l’Université Concordia

Des chercheuses de Concordia utilisent déjà cet espace : Rebecca Duclos, doyenne de la Faculté des beaux-arts, pour tenir les réunions de l’Institut des avenirs urbains; Kimberley Manning, directrice de l’Institut Simone-De Beauvoir, pour lancer le projet Activisme féministe critique en matière de recherche; et Jill Didur, professeure au Département d’études anglaises, pour mener à bien son projet Global Urban Wilds.

Par ailleurs, le personnel du Bureau de l’engagement communautaire de l’Université tient aussi régulièrement des réunions à Temps libre.

Cette forme d’essaimage de l’érudition universitaire plaît beaucoup à Rebecca Duclos. « Le souci de la communauté est une valeur fondatrice que Concordia a héritée de son ancêtre la Sir George Williams University, rappelle-t-elle. Il est donc tout à fait naturel que nous occupions de nouveau un espace de travail physique et mental situé à l’extérieur du campus. »

Elle ajoute que c’est entre autres en utilisant les locaux de Temps libre que ses collègues et elles ont eu l’idée de lancer l’Institut des avenirs urbains. En effet, il leur fallait un endroit pour réunir et diffuser la recherche, les programmes et les interventions axés sur le milieu urbain ainsi que pour permettre le développement organique de partenariats et de résidences d’experts.

André Roy, doyen de la Faculté des arts et des sciences, abonde dans le même sens.

« Temps libre a des atomes crochus avec notre faculté, car nous attachons une importance égale à la diversité, à l’accessibilité, à l’engagement et à la pluralité, déclare-t-il. Situé dans un des quartiers de Montréal parmi les plus novateurs, cet espace dynamique nous permettra de tisser de passionnantes nouvelles formes de collaboration avec des partenaires communautaires. »

Pour M. Roy, ce partenariat sera l’occasion d’œuvrer collectivement à la transformation des quartiers de Montréal, de repenser la notion d’écologie urbaine et de stimuler l’innovation sociale.


Une incroyable dynamique entre les utilisateurs et le quartier

Dans le cadre de ses recherches, Jill Didur travaille entre autres à la conception d’une application mobile utilisable à l’intérieur et à proximité d’une zone géographique particulière, en l’occurrence le Champ des Possibles. Elle utilise ainsi l’espace communautaire de travail Temps libre comme une fenêtre sur cet espace vert.

« Quand j’élabore une narration pour application mobile, il est important que je sois en contact avec les lieux abordés et ses parties prenantes, explique-t-elle. Temps libre procure ces deux atouts à mon équipe : nous sommes proches à la fois du milieu que nous étudions et du groupe qui en défend l’existence. » En effet, les amis du Champ des Possibles, qui militent pour la protection de cet espace vert urbain, travaillent aussi à Temps libre.

En mai dernier, Jill Didur a également utilisé Temps libre pour collaborer avec Caroline Alexander, une artiste du Mile-End, à la conception de l’œuvre Layers of Landscape. Cette installation a été réalisée en juin dernier à Concordia dans le cadre de l’événement Un paradis sans pommiers : Le jardin des Sœurs Grises.

Gaëlle Généreux est cofondatrice de Temps libre. Pour elle, le partenariat conclu entre son groupe et l’Université Concordia illustre bien le genre de synergie qui anime la coopérative. « L’espace communautaire de travail permet l’existence de notre espace public, mais il assure une fonction plus importante encore : il nous aide à créer une incroyable dynamique entre les utilisateurs et l’écosystème du quartier. »


Pour en savoir davantage sur la coopérative, consultez le site de
Temps libre ou faites un saut dans ses locaux entre 10 h et 17 h.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’usage des installations de Temps libre, communiquez avec Prem Sooriyakumar, courtier en information au Service de la recherche de Concordia.

 



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