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Une expérience estivale incomparable

Deux étudiants coop parlent de leur expérience au sein d’un organisme réputé de défense des droits de la personne.
21 novembre 2014
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Par Tom Peacock

Les stagiaires Alexandre Hureau et Stephanie Jeremie  ont travaillé pendant trois mois pour Equitas − Centre international d’éducation aux droits humains. Les stagiaires Alexandre Hureau et Stephanie Jeremie ont travaillé pendant trois mois pour Equitas − Centre international d’éducation aux droits humains. | Photo : Université Concordia

Quand les étudiants coop Stephanie Jeremie et Alexandre Hureau ont appris qu’ils allaient effectuer un stage d’été au Centre international d’éducation aux droits humains Equitas, à Montréal, ils n’étaient pas sûrs de ce qui les attendait.

« Je savais qu’Equitas œuvrait pour les droits de la personne et j’en étais très heureux, car c’était le secteur dans lequel je voulais ultimement travailler. Mais j’ignorais le rôle que nous aurions dans l’organisme », se rappelle Alexandre Hureau, étudiant en anthropologie.

Sa première journée l’a particulièrement marqué : « J’étais le seul stagiaire du bureau, mais tout le monde était si accueillant, chaleureux et amical. Je ne me suis jamais senti de trop; tout le monde était traité de la même manière, comme dans une famille. »

Au printemps dernier, l’Institut d’enseignement coopératif de l’Université Concordia a annoncé l’offre de quatre nouveaux stages, en anthropologie, en sociologie, en journalisme et en science politique. Alexandre Hureau (anthropologie) et Stephanie Jeremie (honours en science politique) comptent parmi les 24 premiers étudiants de leurs départements respectifs à en avoir bénéficié.

« L’un de nos mandats consiste à intensifier et à diversifier les occasions d’apprentissage expérientiel des étudiants », a précisé lors de l’annonce Gerry Hughes, directeur de l’institut.

À Equitas, Stephanie Jeremie et Alexandre Hureau ont été appelés à participer à la logistique de la 35e édition du Programme international de formation aux droits humains (PIFDH), événement phare annuel de l’organisme. Tenue au Collège John Abbott du 8 au 27 juin 2014, l’activité a réuni 81 professionnels de 49 pays afin de « renforcer les connaissances en matière de droits humains, l’habileté, les attitudes et les comportements des personnes qui y prennent part ».

Les stagiaires devaient, entre autres, aider à mettre en place le bureau temporaire d’Equitas à John Abbott, aller chercher les participants à l’aéroport, s’assurer qu’ils ne manquaient de rien et les informer des lieux où ils devaient se trouver.

Bien qu’ils n’aient pas contribué à la planification ou à l’animation des séances du programme, ils ont pu discuter à de multiples reprises avec les invités de l’étranger.

Alexandre Hureau se souvient notamment d’une conversation qu’il a eue un soir avec deux participants − l’un Grec, l’autre Afghan − autour d’une partie de billard. Ce qui n’était au départ qu’un simple échange sur les chances de recevoir une contravention pour excès de vitesse dans chacun de leur pays s’est transformé en un dialogue plus sérieux sur la difficulté d’imposer un système démocratique en Afghanistan.

« J’ai pu accéder à un petit univers où chacun est hyper qualifié et passionné par ce qu’il fait, explique l’étudiant. Ces participants font tous des choses extraordinaires dans leur pays, et possèdent tous une vaste expérience en droits de la personne. Leur parler et découvrir leurs conditions de vie et de travail quotidiennes ouvre les yeux sur beaucoup de choses. Certains sont même venus au péril de leur vie. »

En plus d’accomplir ses tâches, Stephanie Jeremie s’est portée bénévole pour enregistrer une entrevue avec deux travailleurs en droits de la personne. Originaires du Sri Lanka, ils avaient reçu des menaces parce que leur travail sur le terrain visait à prévenir le conflit sur le point d’éclater entre les groupes ethniques et religieux de leur nation. 

« Ces Sri Lankais tentaient de trouver des solutions par d’autres méthodes – médias, arts ou approches sans lien nécessaire avec le conflit – pour rassembler la population. Ils nous proposent ainsi une toute nouvelle vision de la manière dont un problème peut être résolu sans avoir à passer par une décision politique. J’étais impressionnée », ajoute-t-elle.

Isabelle Bourgeois, coordonnatrice du PIFDH d’Equitas, a supervisé les deux stagiaires de Concordia. Elle les a félicités pour l’énergie et l’engagement qu’ils ont démontrés.

« Nous sommes très heureux de les avoir eus parmi nous. Ils débordaient de positivisme et riaient constamment, mais ils ont aussi très vite compris l’essence de notre éthique de travail. »

Grâce à cette expérience, Stephanie Jeremie envisage désormais une carrière dans les droits de la personne. « Mon stage coop à Equitas m’a permis d’être témoin du changement qui s’opère chez les gens lorsqu’ils comprennent le sens des droits de la personne et se rendent compte des préjugés qu’ils pouvaient avoir, même s’ils travaillent dans le domaine. »

Pour Alexandre Hureau, le stage n’a fait qu’accroître son désir de faire carrière dans un organisme semblable. Entre‑temps, sa camarade et lui comptent garder le contact avec Equitas et y présenter une nouvelle demande de stage pour l’été prochain.

« Avant, les droits de la personne me fascinaient, mais depuis mon stage à Equitas, ce domaine m’intéresse plus que jamais! », s’exclame l’étudiant.



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