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REER: Trop jeune ou trop pauvre pour investir?

Les jeunes adultes semblent ignorer les avantages qu'offrent les REER
16 février 2011
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Par Nadia Kherif

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Même s’ils sont bombardés d’annonces publicitaires les incitant à cotiser à un REER, nombre de jeunes adultes pensent pourtant que ce coup de marketing ne s’adresse pas à eux. D’après un sondage effectué en novembre et décembre derniers par Ipsos-Reid pour RBC, 45 % des Canadiens âgés de 18 à 34 ans n’ont pas encore commencé à économiser en vue de leur retraite. Selon le même sondage, l’épargne-retraite n’occupe que la septième place dans la liste des priorités financières des jeunes.

Pourquoi ce manque d’intérêt?

Est-ce parce que les charges sociales et autres prélèvements seront probablement plus élevés que les jeunes ont moins tendance à mettre de l’argent de côté? Finalement, il en resterait moins dans leurs poches, semblent-ils croire.

Penny Ellison, planificatrice financière et chargée de cours à l’École de gestion John-Molson, avance l’hypothèse que les jeunes ne savent pas vraiment ce qu’est un REER. Elle confirme que la plupart ignorent les avantages qu’offrent les REER, avantages dont ils pourraient profiter, et ce, longtemps avant la retraite.

Mme Ellison explique qu’en fait, « un REER n’est pas un placement – comme un certificat de dépôt, une obligation ou une action ordinaire d’une entreprise canadienne –, mais bien un compte de placement. De plus, contrairement à un compte d’investissement personnel, le REER est, par définition, enregistré auprès des autorités fiscales fédérale et provinciale ».

D’ailleurs, les experts conseillent de commencer à cotiser à un REER le plus tôt possible afin de disposer d’un plus grand nombre d’années pour amasser une somme substantielle qui servira à la retraite. C’est sans compter les revenus de placement qui, au bout du compte, se seront accumulés pendant plusieurs années.

Pour se constituer un pécule de retraite, trois éléments sont nécessaires selon Mme Ellison :

  • l’épargne;
  • un rendement convenable;
  • une période d’investissement prolongée.

« Parce qu’il est difficile d’économiser, les jeunes adultes ne voient pas l’intérêt d’ouvrir un compte REER, affirme-t-elle. Ils oublient cependant les avantages d’un horizon de placement à long terme ainsi que la possibilité d’opter pour des placements plus risqués, susceptibles d’offrir un rendement supérieur avec le temps. »

« Il n’y a pas lieu de verser des cotisations élevées, poursuit Mme Ellison. Par exemple, une personne qui investit 50 $ par mois dans un fonds commun de placement dès l’âge de 21 ans possédera 190 800 $ à 65 ans, si ses économies rapportent 7,25 % par année [taux de rendement estimatif fixé par l’Institut québécois de planification financière]. Il est tout aussi facile de programmer un versement automatique à un compte REER – même une petite somme – que de réduire quelque peu ses dépenses. »

Autre avantage : les retraits effectués dans un REER ne sont pas imposables s’ils servent à l’achat d’une maison (Régime d’accession à la propriété) ou à la poursuite d’études (Régime d’encouragement à l’éducation permanente).

Notre spécialiste conclut que « les planificateurs financiers ont bien raison : il n’est jamais trop tôt pour ouvrir un compte REER ».

Sur le Web:
•  École de gestion John Molson
•  Institut québécois de planification financière



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