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Communiqué de presse

Garder l’esprit vif après la retraite

La motivation est essentielle au maintien des facultés intellectuelles au troisième âge, montrent des chercheurs de l’Université Concordia

Montréal, le 1er octobre 2013 – Octobre est certes le Mois national de la santé au travail, mais comment fait-on pour s’exercer les méninges quand on a troqué sa semaine de boulot de 40 heures pour une montre en or?

Plus vous souhaitez faire usage de votre cerveau et plus vous aimez le faire, meilleures sont vos chances de préserver votre vivacité mentale dans vos vieux jours. C’est ce qu’indiquent les recherches d’une équipe du Département de psychologie de l’Université Concordia, dont les résultats viennent de paraître dans les Oxford Journals of Gerontology.

Il en ressort trois grandes observations susceptibles de faciliter la prédiction des capacités cognitives dont une personne jouira au troisième âge :

  1. Plus on recherche et apprécie les activités exigeantes sur le plan intellectuel, moins on a de chances de subir un déclin cognitif au troisième âge.
  2. La poursuite d’une grande diversité d’activités cognitives contribue à l’augmentation des facultés intellectuelles après la retraite.
  3. Les personnes qui montrent des signes de dépression ont un risque plus élevé de voir leurs capacités intellectuelles décliner après leur retrait définitif du monde du travail.

« En général, la retraite arrive au moment même où apparaissent les premiers signes du déclin normal de la fonction cognitive lié à l’âge, explique le chercheur principale de l'étude, Larry Baer. Il est donc important de comprendre les processus cérébraux qui surviennent durant cette période, d’établir les facteurs de risque du déclin cognitif et de reconnaître les facteurs de protection. »

Les répercussions de cette étude sont très vastes. « J’espère que ces résultats exerceront une influence sur la conception des futures interventions en matière de santé cognitive des retraités, poursuit le chercheur Baer. Il peut s’agir par exemple d’encourager les gens à pratiquer davantage d’activités cognitives, même s’ils sont peu motivés à le faire. Il importe également de traiter les gens qui présentent des symptômes de dépression. » 

Doctorant à Concordia, Larry Baer a mené ces travaux avec ses collègues Nassim Tabri, Mervin Blair et Dorothea Bye, sous la direction des auteures en chef Dolores Pushkar et Karen Li. Pendant quatre ans, ils ont recueilli des données sur 333 retraités récents. Au début de l’étude, les participants avaient en moyenne 59 ans et étaient essentiellement en bonne santé et aptes à se mouvoir sans difficulté majeure. Ils devaient répondre annuellement à un questionnaire détaillé sur la cognition.

À propos de l’étude : Ce projet a bénéficié du soutien des Instituts de recherche en santé du Canada. Les membres de l’équipe sont rattachés au Centre de recherche en développement humain.


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© Université Concordia