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Communiqué de presse

La testostérone influe sur la distribution de la masse adipeuse


Un faible taux de testostérone accroît les amas de graisse dans le bas du corps en modifiant la fonction des cellules adipeuses, selon une étude de Concordia

Montréal, le 5 juin 2012 – Les masses grasses ne sont pas toutes équivalentes. Comparativement aux personnes dont le gras s’accumule dans les hanches et les cuisses, celles qui ont la malchance d’emmagasiner les graisses au niveau du ventre sont beaucoup plus exposées aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à d’autres problèmes de santé liés à l’obésité.

Sylvia Santosa is an assistant professor in the Department of Exercise Science | Photo by Concordia University
Sylvia Santosa, professeure adjointe au Département des sciences de l’exercice | Photo par l’Université Concordia

Dans un récent article publié dans la revue internationale avec comité de lecture PLoS ONE, Sylvia Santosa, professeure adjointe au Département des sciences de l’exercice de l’Université Concordia, révèle qu’un faible taux de testostérone entraîne une modification des cellules adipeuses dans le bas du corps, mais pas dans le haut du corps.

L’étude met en lumière la façon dont la testostérone détermine l’endroit où les graisses corporelles sont stockées, et indique que le stockage se fait différemment chez les hommes qui présentent un taux de testostérone peu élevé. Chez ces derniers, comme chez les femmes, les graisses se logent davantage dans les hanches et les cuisses.

Pour en faire la preuve, la Pre Santosa et le coauteur de l’article, Michael Jensen de la clinique Mayo du Minnesota, ont fait prendre aux sujets de l’étude un repas liquide contenant un indicateur radioactif afin de pouvoir analyser la quantité de gras stocké directement attribuable à la consommation alimentaire.

Les auteurs ont ensuite prélevé des échantillons de gras dans l’abdomen et les cuisses de leurs sujets pour déterminer quelle proportion des corps gras contenus dans le repas était emmagasinée par l’organisme. Ils ont découvert que les sujets masculins qui présentaient un taux de testostérone peu élevé accumulaient plus de graisses dans les cuisses que ceux dont le taux était normal.

La Pre Santosa et le Dr Jensen ont également analysé certaines des protéines responsables de la décomposition et du stockage des graisses. Ils ont constaté qu’un taux anormal de protéines fournissait des indices quant à la façon dont la présence de testostérone modifie le fonctionnement des cellules adipeuses.

Il semblerait ainsi que le taux d’une protéine qui contribue à piéger le gras dans les cellules était beaucoup plus élevé dans les cellules des cuisses des sujets masculins dont le taux de testostérone était faible. La testostérone contrôlerait donc la distribution de la masse adipeuse en influant sur les protéines qui emprisonnent les graisses.

Ces conclusions peuvent servir de signal d’alarme pour de nombreux hommes. Ceux qui possèdent des amas de graisse dans le bas du corps risquent moins de développer une maladie liée à l’obésité que ceux qui en ont dans le haut du corps. Cela dit, les hommes qui présentent un faible taux de testostérone pourraient souffrir d’un déséquilibre du système de stockage des graisses susceptible de rendre leurs cellules malades.

« À l’heure actuelle, les chercheurs se soucient principalement de comprendre pourquoi les personnes ont la morphologie qu’elles ont, affirme la Pr Santosa. Nous ne pourrons trouver des moyens de traitement et de prévention qu’en répondant à cette question. »

Partenaires de recherche : L’étude a reçu l’appui financier du National Center for Research Resources, des National Institutes of Health, de l’American Diabetes Association, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et de l’Association canadienne du diabète.

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