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Aménager un espace à la pratique de la création

Natalie Voland bâtit une communauté en rapprochant artistes de profession et étudiantes et étudiants en beaux-arts de Concordia
12 juin 2020
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Par Marta Samuel

Natalie Voland « Les communautés ne sauraient être complètes sans les universités » dit Natalie Voland.

Membre fondatrice du conseil d’administration du Quartier de l’innovation, un organisme sans but lucratif mettant des entreprises en rapport avec des agences gouvernementales et des établissements universitaires, Natalie Voland a noué de nombreuses collaborations avec l’Université Concordia.

Du reste, cette relation ne cesse de s’approfondir. Ainsi, Natalie Voland – qui est la fondatrice et la présidente de Quo Vadis, une entreprise de promotion immobilière commerciale – soutient maintenant les artistes de la nouvelle génération de Concordia en leur offrant un lieu de création.

« Je ne voulais pas faire don d’un studio et m’en tenir là, explique Natalie Voland. L’édifice où il se trouve abrite toute une communauté artistique. En vertu de l’accord que nous avons conclu, les étudiantes et étudiants de Concordia peuvent demander l’appui de ses membres ou discuter recherche avec eux, et ce, peu importe leur projet artistique. »

Situé au Complexe Canal Lachine, l’espace s’étend sur plus de 130 mètres carrés. Le vaste studio est mis à la disposition des doctorantes et doctorants des programmes d’études individualisées et de lettres et sciences humaines de Concordia, et ce, jusqu’en 2024. Au nombre des locataires de l’immeuble figurent des peintres, des photographes, des maisons d’édition, des designers de jeux vidéo de même que des architectes. Les étudiantes et étudiants de l’Université ont en tout temps accès aux services qu’offre le complexe, notamment un restaurant, une galerie d’art et des aires de détente dotées d’un accès sans fil à Internet.

« À mon avis, si nous ne soutenons pas nos étudiantes et étudiants ainsi que les activités qu’ils réalisent, nous ratons une occasion d’investissement, souligne Natalie Voland. Parce que le démarrage d’une carrière artistique peut s’avérer intimidant, nous voulions jumeler des artistes de la relève avec des créatrices et créateurs d’expérience qui œuvrent au complexe. Maintenant, Concordia loge au sein même de cet édifice. »

Les partenaires caressent d’autres projets. Par exemple, l’établissement d’une agora au Complexe Canal Lachine permettrait aux doctorantes et doctorants de Concordia de présenter leurs œuvres à la communauté. En outre, Natalie Voland aimerait que la programmation soit accessible à tous les locataires de l’édifice, de sorte à « développer des synergies entre des personnes qui étudient l’art et d’autres qui le pratiquent professionnellement ».

« À Concordia, la formation a quelque chose de très concret »

Au début de 2020, Natalie Voland a entrepris des études doctorales à Concordia. Elle poursuit parallèlement des travaux en collaboration avec Ursula Eicker, titulaire de la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les communautés et les villes intelligentes, durables et résilientes. Les deux femmes ont déjà fait équipe dans la programmation de prototypes associés à des projets de Quo Vadis.

À la tête d’une entreprise certifiée B Corporation, Natalie Voland soutient que la mission de Quo Vadis vise notamment à bâtir une communauté tout en ayant pleinement conscience des répercussions environnementales de l’industrie. Elle fait donc appel à l’expertise de Concordia pour faire progresser le fonctionnement de son entreprise. Nul doute, Natalie Voland s’enorgueillit de son association avec l’Université.

« À Concordia, la formation a quelque chose de très concret, affirme-t-elle. La collaboration s’y déroule sur un mode organique. Notre travail, c’est de créer des communautés, et elles ne sauraient être complètes sans les universités. »



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