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Celia Perrin Sidarous

La Grille d’image de la Galerie FOFA


La Galerie FOFA se réjouit d’annoncer l’inauguration de son 6e espace d’exposition distinct, la Grille d’image de la Galerie FOFA.

Installé sur le mur ouest de la cour, le dispositif nous permet de présenter des épreuves numériques grand format. Non sans rappeler les bannières promotionnelles associées à plusieurs espaces culturels, la Grille d’image donnera aux Montréalaises et Montréalais accès à des œuvres d’art singulières produites à Concordia, et ce, le jour comme la nuit. Cette nouvelle incursion s’inscrit dans l’effort de Concordia de placer l’art public au cœur du Quartier Concordia et de souligner la participation active de l’université dans la ville culturelle.

Tirée de la série The Book Of Things II, 2008-2013 de Celia Perrin Sidarous, Vent, Arles, 2008, est la première œuvre que la directrice, jake moore, a choisi de présenter sur la grille.

Full_curtain-arles_web_largest-201x300 Vent, Arles, 2008, de la série, The Book Of Things, 2008-2013, Celia Perrin Sidarous

Vue saisissante d’un intérieur, l’œuvre montre, dans une pièce aux murs tapissés d’images encadrées, un rideau soufflé par le vent. Placée sur le mur extérieur de la galerie, elle suggère une ouverture, par laquelle ce qui est dedans peut être dehors. De son arc délicat, le tissu accomplit le geste d’offrande voulu par la grille d’image, et étend de ce fait la vocation et les limites architecturales de la galerie. Nous imaginons l’effet du vent spectral qui s’engouffre dans l’espace privé, illuminant, tout en la cachant, la collection de photographies qu’il abrite. Mais qu’importe si le sujet des photographies nous échappe, leur seule présence encadrée suffit à déclencher en chacune et chacun de nous un potentiel de souvenir.

Dans l’essai qu’elle a consacré au projet, Tess Edmonson suggère que Le Livre des Choses donne lieu à une sorte de méprise entre cause et effet, à une sorte de rêverie sur la différence entre être étendu et debout, à « quelque chose de simple et de magique », la définition qu’offre Borges de l’éternité dans Historia de la Eternidad, « une tentative de simultanéité entre les trois temps ». Borges croit que c’est la nostalgie qui donne aux humains l’imagination nécessaire pour concevoir l’éternité. « Dans la passion, écrit-il, la mémoire penche du côté de l’intemporel. Nous réunissons toutes les joies d’un passé donné en une seule image; les différents couchers de soleil rouges observés à chaque soir deviendront, dans ma mémoire, un seul coucher de soleil. » Bien que je ne sois pas du genre à congédier Borges, je dirais que je ne suis pas en accord avec cette idée que l’éternité est un concept exclusivement lié au regard rétrospectif. Je suis nostalgique envers certaines choses que je suis en train de faire et envers d’autres que je n’ai pas encore faites. C’est non seulement dans la mémoire mais aussi dans l’expérience que mes faits et gestes peuvent se comparer à un seul coucher de soleil.

 

CELIA PERRIN SIDAROUS

NOTE BIOGRAPHIQUE

CELIA PERRIN SIDAROUS poursuit une maîtrise en beaux-arts, concentration photographie, à l’Université Concordia et est actuellement en échange à la Kunsthøgskolen i Oslo, Norvège. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles et de groupe à Parisian Laundry, Montréal (2013), au Banff Centre, Banff (2013), à la Galerie FOFA, Montréal (2012), à WWTWO, Montréal (2012), à VU, Centre de diffusion et de production de la photographie, Québec (2011), à Gallery 44 Centre for Contemporary Photography, Toronto (2008), et à la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal (2006). Ses images ont été publiées dans des périodiques au Canada et à l’étranger, notamment en Norvège, aux Pays-Bas, en Australie, en Chine et en Italie. En 2010-2011 elle est artiste en résidence au Banff Centre et au Art and Culture Centre Kolin Ryynänen à Koli, Finlande. Elle est récipiendaire de plusieurs bourses dont une bourse de maîtrise en recherche Joseph-Armand Bombardier du CRSH, une bourse du Conseil des Arts du Canada, une bourse de la relève du Conseil des arts et des lettres du Québec, et du Barbara Spohr Memorial Award 2011. Elle vit et travaille à Montréal.

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