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Creating community through heritage language: Workshop explores identity, connection, and Daruma practice


Photo of participants painting their Daruma

On April 16, 2026, the CSLP hosted a Heritage Language Workshop focused on the cultural and linguistic importance of maintaining heritage languages.

Led by Aya Ceilidh Halliday, a PhD student in Applied Linguistics and CSLP affiliate, alongside Ryuichi Suzuki and Vitor Yano, the workshop was part of the Centre’s EmpowerGrad initiative and held in collaboration with the Concordia Japanese Language and Culture Community (JLCC).

Drawing on both research and lived experience, the session invited participants to think about how language shapes identity, belonging, and connection in their everyday lives.

Photo of the CSLP's Research Creation room during the workshop

One of the central ideas explored was the Japanese concept of daruma, a symbol of perseverance and goal-setting.

Grounded in the saying 七転び八起き (nana korobi yaoki “fall down seven times, get up eight”), the workshop framed heritage language learning as an ongoing, often non-linear journey, one that involves moments of loss, rediscovery, and renewal.

After learning about the cultural meaning of daruma, participants created their own as a way to reflect on personal goals related to language and cultural reconnection.

Photo of participants posing with their painted Daruma

The workshop was also intentionally situated, drawing from the perspective of a Japanese and Uchinaaguchi heritage language learner. This opened up space to think about how heritage language learning looks different for everyone.

What counts as “connection” to a language? Is it fluency, or can it be something else—like listening, recognizing, or even just feeling a sense of attachment? These questions helped frame the session as less about achievement and more about relationship.

Participants came from a wide range of cultural and disciplinary backgrounds, bringing with them experiences tied to languages such as Japanese, Arabic, Spanish, Cantonese, and Syriac. Through conversation, music, and creative practice, people shared their own motivations, whether reconnecting with family, preparing for travel, or supporting broader language revitalization efforts.

What stood out most was the sense of community that emerged.

The daruma-making activity became more than just a craft, it created a space for storytelling, vulnerability, and mutual recognition. It also raised interesting questions about intercultural learning: What can we learn from each other’s language journeys, even when they’re very different? How can spaces like this support not just individual learning, but collective care and accountability for maintaining linguistic and cultural diversity?

Overall, the workshop highlighted that heritage language learning isn’t something we do alone, it’s deeply tied to community, shared experiences, and the ways we show up for each other across difference.

Créer du lien par les langues d’héritage : un atelier explore l’identité, l’appartenance et la pratique du daruma

Le 16 avril 2026, le CSLP a accueilli un atelier sur les langues d’héritage portant sur l’importance culturelle et linguistique de leur maintien. Animé par Aya Ceilidh Halliday, doctorante en linguistique appliquée et affiliée du CSLP, en collaboration avec Ryuichi Suzuki et Vitor Yano, l’atelier s’inscrivait dans le cadre de l’initiative EmpowerGrad du Centre et a été organisé en partenariat avec la Concordia Japanese Language and Culture Community (JLCC). S’appuyant à la fois sur la recherche et sur des expériences vécues, la séance a invité les participant·e·s à réfléchir à la manière dont la langue façonne l’identité, le sentiment d’appartenance et les liens dans la vie quotidienne.

L’un des concepts centraux explorés était celui du daruma, symbole japonais de persévérance et de fixation d’objectifs. Ancré dans le proverbe 七転び八起き (nana korobi yaoki, « tomber sept fois, se relever huit »), l’atelier a présenté l’apprentissage des langues d’héritage comme un parcours continu, souvent non linéaire, marqué par des moments de perte, de redécouverte et de renouveau. Après avoir découvert la signification culturelle du daruma, les participant·e·s ont créé leur propre figurine afin de réfléchir à des objectifs personnels liés à la langue et à la reconnexion culturelle.

L’atelier était également délibérément situé, en s’appuyant sur la perspective d’une apprenante de langues d’héritage japonaise et uchinaaguchi. Cela a ouvert un espace de réflexion sur la diversité des expériences d’apprentissage des langues d’héritage. Qu’est-ce qui constitue un « lien » avec une langue ? Est-ce la maîtrise, ou cela peut-il prendre d’autres formes — comme écouter, reconnaître, ou simplement ressentir un attachement ? Ces questions ont permis de concevoir la séance moins en termes de réussite que de relation. Les participant·e·s provenaient d’horizons culturels et disciplinaires variés et ont partagé des expériences liées à des langues telles que le japonais, l’arabe, l’espagnol, le cantonais et le syriaque. Par le biais de discussions, de musique et de pratiques créatives, chacun·e a exprimé ses motivations, qu’il s’agisse de renouer avec sa famille, de se préparer à voyager ou de soutenir des initiatives plus larges de revitalisation linguistique.

Ce qui a le plus marqué est le sentiment de communauté qui s’est développé. L’activité de création de daruma est devenue bien plus qu’un simple atelier manuel : elle a offert un espace de partage d’histoires, de vulnérabilité et de reconnaissance mutuelle. Elle a également soulevé des questions stimulantes sur l’apprentissage interculturel : que pouvons-nous apprendre des parcours linguistiques des autres, même lorsqu’ils sont très différents ? Comment des espaces comme celui-ci peuvent-ils soutenir non seulement l’apprentissage individuel, mais aussi une responsabilité et un engagement collectifs envers le maintien de la diversité linguistique et culturelle ? Dans l’ensemble, l’atelier a mis en lumière que l’apprentissage des langues d’héritage ne se fait pas de manière isolée : il est profondément ancré dans la communauté, les expériences partagées et les façons dont nous nous engageons les un·e·s envers les autres à travers nos différences.



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