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Un nouveau programme de certificat à Concordia offre un agrément en éducation spécialisée autochtone

L’Université se joint à Boscoville et au Conseil Cri de la santé pour offrir une formation culturellement significative
7 novembre 2018
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Le programme offre une formation expérientielle interactive axée sur l’amélioration des pratiques éducatives en travail auprès des jeunes.

Les éducateurs et éducatrices du territoire cri de la baie James, dans le nord du Québec, s’initient à de nouvelles façons de travailler avec les jeunes pris en charge par la protection de la jeunesse grâce à un nouveau programme de certificat en éducation spécialisée autochtone.

Offert par l’entremise de Formation continue Concordia (FCC), le programme a été conçu en 2016 dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James et Boscoville, organisme sans but lucratif qui met en œuvre des stratégies de prévention et d’intervention pour les jeunes du Québec. L’objectif est de créer une formation et un soutien culturellement significatifs pour les éducateurs et éducatrices du secteur des Youth Healing Services (services de guérison pour la jeunesse).

« Boscoville a mené une évaluation complète des besoins au début du projet afin de bien cerner le contexte des travailleurs et travailleuses œuvrant aux Youth Healing Services », affirme Isabel Dunnigan, vice-rectrice adjointe à l’apprentissage continu et directrice générale de FCC.

Les résultats ont révélé que les éducateurs et éducatrices souhaitaient un agrément en bonne et due forme pour leur travail au sein du programme. Boscoville et le Conseil Cri de la santé ont donc entrepris des pourparlers avec Concordia afin de concrétiser l’initiative.

Boscoville a élaboré un plan de cours, et Concordia a accepté de certifier le programme. Les membres de la première cohorte obtiendront leur certificat au printemps 2020.

« FCC fournit à Boscoville un soutien en conception pédagogique pour assurer l’alignement des objectifs du programme avec ses résultats et son évaluation », explique Mme Dunnigan.

« Ils ont convenu d’inscrire les éducateurs et éducatrices à titre d’étudiants de FCC et de leur délivrer une attestation lorsqu’ils terminent chacun des quatre modules, de même qu’un certificat à la fin du programme. »

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Collaboratif et adapté à la culture

Établi dans les années 1950, Boscoville recherche et met en œuvre les meilleures pratiques pour favoriser l’épanouissement des jeunes de la naissance jusqu’à l’âge de 30 ans. L’organisme est bien connu dans le milieu de l’éducation au Québec, mais ce projet constitue une première pour son équipe.

« Nous nous sommes demandé pourquoi notre programme à l’intention de la communauté crie n’était pas reconnu par une université », relate Mohsen Romdhani, directeur général de Boscoville. « C’est ainsi que tout a commencé, et j’espère que d’autres communautés et universités se joindront à l’initiative dans l’avenir. »

Le programme s’appelle Mamouwechitutaau, ce qui signifie « aidons-nous les uns les autres, travaillons ensemble ». Il offre une formation expérientielle interactive axée sur l’amélioration des pratiques éducatives en travail auprès des jeunes. Fortement axés sur le jeu de rôle, les ateliers mettent l’accent sur les jeux, les cercles de réflexion et la conversation.

« Il s’agit de s’adapter le plus possible à la culture », note Tim Harbinson, gestionnaire de projet et formateur à Boscoville. « C’est un environnement d’apprentissage très axé sur la pratique. Pour répondre à ce besoin, nous accordons une grande place à l’expérience. »

Pour Emma Kroeker, gestionnaire de projet à Boscoville, si la spécificité du programme représente un défi considérable, il rend aussi le projet stimulant, créatif et avant-gardiste. M. Harbinson et elle se rendent dans la communauté une fois par mois pour y fournir formation, conseils et appui.

Par ailleurs, Mme Kroeker estime que le programme est unique du fait qu’il évolue sans cesse en fonction des commentaires reçus de la part de l’équipe de direction et du personnel de soutien des Youth Healing Services.

« Nous sollicitons toujours leur apport afin d’adapter le programme aux besoins de ses bénéficiaires, insiste Emma Kroeker. Il y a aussi beaucoup de processus de conception participatifs. »

« Un vif enthousiasme »

Quand Maria MacLeod est devenue directrice des Youth Healing Services en 2016, elle s’est dit que le programme de formation pourrait profiter à tous ses employés, et non pas seulement à ceux et celles qui travaillent en première ligne. Quand les membres de la direction ont accepté de suivre la formation, ils ont vite réalisé qu’elle leur était également utile.

« Le programme leur procure une grande motivation et suscite un vif enthousiasme, se réjouit Mme MacLeod. Ils sont emballés de venir au travail, sachant qu’ils possèdent toutes ces compétences acquises grâce à la formation. »

Comme Mme MacLeod, la majorité des membres du personnel des Youth Healing Services sont cris. Elle souligne que ses éducateurs et éducatrices font souvent face à des situations très difficiles, par exemple quand les jeunes vivent une crise.

« Ils savent gérer toutes les épreuves avec brio. C’est ce qui me rend si fière – ils suivent ce programme et ils en sont très heureux. »


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