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Le centre SHIFT de Concordia finance sept projets aux retombées considérables pour la communauté

Le centre allouera 40 000 $ à diverses initiatives allant d’un carrefour pédagogique décolonial à un projet de réduction des déchets, et plus encore
26 mars 2020
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Par Jordan Glass

Photo : qinghill, Unsplash Photo : qinghill, Unsplash

L’automne dernier, un don de dix millions de dollars de la Fondation Mirella et Lino Saputo et de la Fondation Amelia et Lino Saputo Jr. a permis la création du révolutionnaire Centre de transformation sociale SHIFT à l’Université Concordia. Depuis lors, le centre a accordé 40 000 $ à une première série de projets transformateurs pour la société.

Sept équipes multilatérales, comprenant des membres de la communauté de Concordia et de la collectivité montréalaise élargie, recevront un soutien dans le cadre de ce premier cycle de financement.

« Je suis ravie que nous puissions continuer d’apprendre en compagnie de divers leaders communautaires et universitaires », déclare Susan Edey, gestionnaire des programmes par intérim du centre SHIFT.

Chacun des projets appuyés par le centre propose diverses approches novatrices favorisant une transformation des systèmes au regard de la justice, de l’équité et de la durabilité.

SHIFT issues

Justice social

Le centre SHIFT appuie une division locale du programme Walls to Bridges, une initiative pédagogique nationale qui rassemble des étudiants et étudiantes incarcérés et non incarcérés dans le cadre d’un apprentissage expérientiel et dialogique. Eux-mêmes anciennement incarcérés, les leaders du programme animeront des séances de formation en coopération avec des membres du corps professoral et des étudiants des cycles supérieurs de Concordia.

Grâce à la formation, les organisateurs montréalais acquerront des connaissances de première main et tireront des leçons concrètes quant aux avantages et aux défis que comporte l’établissement de ce type de programme, ainsi qu’aux meilleures pratiques à mettre en œuvre dans leurs prochaines décisions.

Le centre a également affecté des fonds au Carrefour des perspectives et pratiques de décolonisation de Concordia pour qu’il continue de tenir des activités d’apprentissage collaboratif sur le campus. Menée par des étudiants et étudiantes, cette initiative interdisciplinaire a vu le jour en 2019 dans le but de combattre les préjugés racistes, hétéronormatifs et coloniaux dans l’enseignement supérieur ainsi que d’« apprendre des expériences et des voix queer, trans, noires, autochtones et des personnes de couleur ».

Le groupe se décrit comme « un réseau composé de membres de l’effectif étudiant, du corps professoral, du personnel et de la communauté, reliant des personnes résolues à surmonter une praxis institutionnelle qui opprime, exclut et marginalise ».

En collaboration avec plusieurs autres initiatives à vocation semblable sur le campus, le Carrefour des perspectives et pratiques de décolonisation prévoit organiser jusqu’à dix événements au cours de l’année universitaire à venir. Il continuera ainsi de fournir une tribune où les voix minoritaires pourront tenir de franches discussions sur la nature de l’éducation décolonisée et son potentiel à Concordia.

Le centre SHIFT financera par ailleurs l’organisme sans but lucratif montréalais Maison LI-BER-T, qui offre un logement aux femmes en période de transition à la suite d’un traitement contre l’accoutumance ou d’une incarcération.

« Si les hommes disposent de nombreuses installations du genre, celles-ci ne sont pas facilement accessibles aux femmes », explique Liane Berry, fondatrice de l’organisme. Mme Berry a elle-même lutté durant des décennies contre la dépendance et a vécu une transition difficile en quittant le système de justice pénale.

« Le projet de la Maison LI-BER-T découle de mon expérience personnelle quant à l’insuffisance des services offerts aux femmes. Les solutions à long terme pour les femmes en rémission étaient inexistantes », poursuit-elle.

Mme Berry espère augmenter les chances de réussite des femmes marginalisées en permettant à celles-ci d’adopter un mode de vie sain et sécuritaire.

L’organisme collaborera avec Felice Yuen, professeure agrégée de sciences humaines appliquées à la Faculté des arts et des sciences de Concordia, et Beatriz Hoffmann-Kuhnt, étudiante aux cycles supérieurs.

« Concordia nous assure un appui formidable – non seulement sur le plan financier, mais aussi en termes de mentorat et de stages étudiants », conclut Liane Berry.

Santé mentale et bien-être

Grâce au soutien du centre SHIFT, la Clinique de formation en thérapies par les arts proposera des occasions de formation et de stage aux étudiants des cycles supérieurs de Concordia. La clinique fournira en outre des services de thérapie sous la supervision de membres du corps professoral et d’autres professionnels de la santé mentale.

Ces services seront accessibles d’abord à la communauté de Concordia et par la suite aux populations négligées de la collectivité montréalaise élargie.

Le groupe travaillera en collaboration avec le Service de mieux-être et de soutien de l’Université. Les membres de la clinique espèrent ainsi contribuer à l’émergence d’un centre de santé mentale plus robuste et accessible, notamment en aidant à coordonner les efforts des divers services et départements axés sur la santé.

« La subvention que nous avons reçue du centre SHIFT nous permettra de développer des liens avec le Service de mieux-être et de soutien », affirme Heather McLaughlin[SA1] , chargée de cours au Département de thérapies par les arts, qui insiste sur l’importance d’entretenir des collaborations fructueuses avec ses collègues.

« Les thérapies par les arts promeuvent des traitements novateurs et inédits qui favorisent véritablement l’épanouissement et la résilience. Je rêve depuis longtemps d’une collaboration qui mettrait sur pied un tel service de santé mentale. »

Healing Through Generations, un autre projet financé, élargira et fera connaître une base de données en ligne de professionnels racisés de la santé mentale. Cette base de données vise à appuyer les membres de l’effectif étudiant et de la collectivité issus des communautés racisées qui recherchent des services et un soutien en matière de santé mentale adaptés à leurs besoins et à leur situation.

Le projet est le fruit d’une collaboration entre l’Échange de recherche communauté-université, la librairie Racines 2.0 et la section de Concordia de Stronger than Stigma.

Le financement accordé par le centre SHIFT au projet A Toolkit for Optimizing Intervention aidera une équipe du Centre Amal pour femmes à mettre au point une trousse d’outils qui facilitera l’accès à des services directs et tenant compte des cultures pour les personnes qui en ont besoin.

Depuis près de 20 ans, le Centre Amal pour femmes offre des services sociaux et de santé mentale aux femmes et aux familles immigrantes qui souffrent de violence conjugale et familiale.

Dans le cadre du projet, l’équipe collaborera avec Rosemary Reilly, professeure de sciences humaines appliquées à Concordia, pour documenter son travail et partager ses meilleures pratiques avec divers intervenants clés de son réseau.

Environnement et écologie

En plus de projets axés sur la justice sociale de même que sur la santé mentale et le bien-être, le centre SHIFT appuie une importante initiative de réduction des déchets qui a vu le jour à Concordia.

Depuis 2016, la campagne Compost’Action a en effet réussi avec énormément de succès à influencer la culture entourant les déchets à l’Université. Des présentations, des campagnes visuelles et un programme d’ambassadeurs ont ainsi contribué à sensibiliser la communauté de Concordia au compostage, au triage et à l’enlèvement.

Le financement alloué par le centre SHIFT aidera l’équipe à explorer les possibilités d’élargissement de son modèle à d’autres d’établissements de toute la ville.

« Nous voulons faire profiter d’autres écoles et organisations montréalaises de notre expérience à Concordia », explique Ribal Abi Raad, membre du groupe.

« La moitié de nos déchets sont en fait compostables, et cette proportion peut être facilement augmentée si nous utilisons plus de matériaux biologiques. En informant les gens à ce sujet, nous pouvons nous rapprocher du zéro déchet. »

Le groupe entend recourir à la fois aux données et à la sensibilisation individuelle pour faire en sorte que les gens réduisent leurs déchets autant que possible.

À suivre

Le Centre de transformation sociale SHIFT clôturera son année pilote en octroyant 70 000 $ de plus à divers projets cadrant avec son mandat. Les détails du prochain cycle de financement restent à venir en raison de la situation liée à la COVID-19.


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