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François-Marc Gagnon (1935-2019) : « Un penseur créatif et un professeur inspirant »

Concordia rend hommage au directeur fondateur de l’Institut de recherche en art canadien Gail-et-Stephen-A.-Jarislowsky, un érudit passionné
5 avril 2019
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Par Andy Murdoch

Martha Langford : « L’érudition, l’intelligence et la générosité d’esprit de François-Marc Gagnon nous manqueront énormément. » | Photo by Gabor Szilasi Martha Langford : « L’érudition, l’intelligence et la générosité d’esprit de François-Marc Gagnon nous manqueront énormément. » | Photo: Gabor Szilasi

La communauté de l’Université Concordia pleure la perte de François-Marc Gagnon (LL. D. 1992), professeur, chercheur, auteur, conférencier et infatigable promoteur de l’art et de l’héritage visuel du Québec et du Canada. Il s’est éteint le 28 mars, entouré de sa famille.

Professeur affilié au Département d’histoire de l’art, François-Marc Gagnon était le directeur fondateur de l’Institut de recherche en art canadien Gail-et-Stephen-A.-Jarislowsky de Concordia. Sa réputation internationale et ses innombrables travaux d’érudition ont eu un immense impact sur la Faculté des beaux-arts de même que sur le développement de l’histoire de l’art canadien en tant qu’axe de recherche d’excellence à Concordia.

François-Marc Gagnon a entamé son travail à l’Institut Jarislowsky en 2000, après avoir pris sa retraite de l’Université de Montréal. Il a présenté une série de conférences annuelles sur certains aspects de l’art canadien au Musée des beaux-arts de Montréal, conjointement avec l’institut. Par la suite, ces conférences ont été adaptées sous la forme de cours en ligne, lesquels ont suscité un vif intérêt.

Le professeur Gagnon a contribué à faire connaître l’institut et Concordia sur la scène culturelle du Québec et du Canada. Par l’ensemble de ses activités, il est devenu un représentant officieux de la Faculté des beaux-arts.

« Intelligence, humour et passion »

« Quiconque faisait la connaissance de François-Marc Gagnon s’apercevait qu’il était un érudit passionné, surtout si on parlait de Paul-Émile Borduas et du mouvement automatiste. Son savoir a grandement contribué à organiser l’histoire de l’art québécois autour du modernisme de Borduas », commente la directrice du Département d’histoire de l’art Johanne Sloan.

« Son expertise englobait également l’art et la culture de la Nouvelle-France. L’intelligence, l’humour et la passion de François-Marc Gagnon resteront à jamais dans nos mémoires. »

Chercheur prolifique, M. Gagnon est l’auteur de la biographie définitive de Borduas, Paul-Émile Borduas : Écrits/Writings 1942-1958 (1978), qui a reçu le prix du Gouverneur général et est devenue la norme à laquelle tous les ouvrages ultérieurs sur l’artiste doivent se mesurer.

François-Marc Gagnon a également publié La Conversion par l’image (1975), Paul-Émile Borduas (1988) pour le Musée des beaux-arts, Chronique du mouvement automatiste québécois, 1941-1954 (1998) et The Codex Canadensis and the Writings of Louis Nicolas (2011), pour lequel il s’est vu octroyer le prix Sir-John-A.-Macdonald de la Société historique du Canada.

« François-Marc Gagnon a transformé le domaine de l’histoire de l’art canadien par ses connaissances approfondies, ses analyses rigoureuses et sa compréhension empathique du processus artistique », déclare Martha Langford, chaire de recherche et directrice actuelle de l’Institut Jarislowsky. « Il était un penseur créatif et un professeur inspirant. Son érudition, son intelligence et sa générosité d’esprit nous manqueront énormément. »

M. Gagnon a été conférencier d’honneur à de nombreux congrès savants partout au Canada. Il s’est par ailleurs fait connaître auprès du grand public en animant au Canal Savoir l’émission Introduction à la peinture moderne au Québec.

Il a donné de son temps et fait partager son expérience au Musée des beaux-arts du Canada, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Conseil des arts du Canada, au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ainsi qu’à plusieurs autres établissements, organismes et publications.

Il a en outre joué un rôle clé dans le développement d’un réseau d’érudits sur l’art québécois. Celui-ci comprend maintenant de nombreux professeurs et étudiants de toutes les universités de la province.

« Sa présence nous manquera beaucoup »

François-Marc Gagnon s’impliquait de près dans les Annales d’histoire de l’art canadien, qui ont été fondées à Concordia.

« François-Marc Gagnon est la première personne que nous avons invitée à participer au comité de rédaction des Annales d’histoire de l’art canadien quand nous avons lancé le périodique en 1972 », se souvient Sandra Paikowsky, professeure émérite du Département d’histoire de l’art et cofondatrice de la revue.

« Au fil des décennies, ses connaissances, sa sagesse et son humour ont encouragé et inspiré le périodique. Il y a quelques années, nous avons publié des mélanges en deux parties en l’honneur de François-Marc Gagnon et de son exceptionnelle contribution à l’histoire de l’art québécois et canadien. Sa présence nous manquera beaucoup. »

François-Marc Gagnon a été nommé à l’Ordre du Canada en 1999. En 2010, il a obtenu le prix Gérard-Morisset dans le cadre des prix du Québec. En 2013, il a reçu la médaille annuelle de l’Académie des lettres du Québec, et en 2015, il est devenu membre de l’Ordre du Québec.

L’Université Concordia lui a décerné un doctorat honorifique en 1999.

François-Marc Gagnon laisse dans le deuil sa femme, Pnina Gagnon, sa fille, Iris Amizlev, de même que ses deux fils, Lee-Yarden et Yakir Gagnon. La famille recevra proches et amis le dimanche 7 avril, de 13 h à 16 h, au 4231, boulevard Saint-Laurent. Une commémoration de la vie de François-Marc Gagnon aura lieu à 16 h.



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