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Dernières nouvelles sur nos efforts pour promouvoir un milieu d’apprentissage sûr et respectueux

Un message du recteur Alan Shepard au sujet de l’enquête sur le climat au Département d’études anglaises
7 mars 2019
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Par Alan Shepard

Dernières nouvelles sur nos efforts pour promouvoir un milieu d’apprentissage sûr et respectueux

Chères et chers membres de la communauté universitaire,

J’écris pour vous informer des mesures importantes prises dans le cadre de nos efforts soutenus pour promouvoir un milieu sûr et empreint de respect où tous les membres de notre communauté peuvent apprendre, enseigner et travailler à l'abri de toute forme d’inconduite sexuelle ou de violence à caractère sexuel.

Vous vous souviendrez qu’à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle en janvier 2018, nous avions annoncé trois mesures importantes :

  • la tenue d’une enquête sur les allégations;
  • la création d’un groupe de travail panuniversitaire sur la violence à caractère sexuel et l’inconduite sexuelle;
  • la tenue d’une enquête sur le climat au sein du Département d’études anglaises par une ressource externe.

Enquête sur le climat

Le processus d’examen du climat au Département d’études anglaises visait, d’une part, à solliciter l’opinion des étudiants et étudiantes, des membres du corps professoral et du personnel ainsi que des diplômés et diplômées et des autres membres du département et, d’autre part, à les écouter attentivement pour bien comprendre la situation de même que leurs préoccupations à l’égard de la culture ambiante et du climat au département, notamment en ce qui concerne les questions d’inconduite sexuelle, quelle qu’elle soit. En outre, la ressource externe à laquelle nous avons fait appel devait formuler des recommandations visant à promouvoir un milieu d’apprentissage, d’enseignement, de travail et de recherche à la fois sûr et respectueux envers toutes et tous.

Plus de 3 200 membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel ou diplômés du Département d’études anglaises ont été invités à participer à l’examen du climat. Nous remercions les 109 personnes qui ont choisi de partager leurs points de vue et leurs expériences avec nous, parfois sous forme de récits extrêmement intimes. Nous avons recueilli ceux-ci au moyen d’entretiens en personne, d’un sondage anonyme en ligne comprenant des questions fermées et ouvertes, et de conversations confidentielles par téléphone ou par vidéoconférence.

Résultats

Le rapport contenant les résultats de cet examen ainsi que 13 recommandations figure à présent sur notre site Web.

J’encourage les personnes intéressées à lire ce rapport dans son intégralité, et je me permets d’en souligner ci-dessous quelques points importants.

Certaines des personnes sondées ont décrit le Département d’études anglaises comme un milieu « malsain », ce que nous trouvons bien sûr préoccupant. Nous avons à cœur le bien-être de la communauté de Concordia et il nous est pénible d’être informés de problèmes — réels ou perçus — tels que la violence à caractère sexuel, le favoritisme, la discrimination et la méfiance à l’égard de notre établissement en ce qui a trait au traitement des plaintes.

Un nombre important de répondants ont aussi parlé en termes élogieux de leur expérience au Département d’études anglaises ainsi que des membres du corps professoral et du personnel expérimentés, dévoués et respectueux qui ont eu une incidence extrêmement positive dans leur vie.

De fait, les résultats indiquent que seul un petit nombre de membres du corps professoral semblent s’être comportés de manière inappropriée ou inacceptable. Le rapport mentionne aussi que beaucoup moins d’expériences négatives ont été signalées par les étudiants actuels que par les diplômés.

Recommandations

À l’avenir, nous voulons faire tout en notre pouvoir pour promouvoir un environnement d’apprentissage et d’enseignement sûr et respectueux pour tous.

Nous sommes rassurés de constater que les recommandations de l’enquête sur le climat sont en phase avec les nombreuses mesures que nous avons prises de manière indépendante au cours de la dernière année.

Le rapport de l’enquête sur le climat recommande d’ailleurs que l’Université poursuive les efforts déjà engagés, notamment :

  • l’émission, en janvier 2018, de directives concernant les relations romantiques ou sexuelles consensuelles entre enseignants et étudiants. Ces directives ont été rédigées par un comité composé de membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel;
  • la tenue, depuis lors, de plus de 60 présentations au sujet de ces directives dans les départements, services et unités de toute l’Université;
  • la publication, en juin dernier, du rapport de notre groupe de travail sur l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel, qui comprenait plus de 40 recommandations pour promouvoir un milieu d’apprentissage et d’enseignement sûr;
  • la création, l’automne dernier, du comité permanent sur l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel, un comité de l’Université composé de membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel. Ce groupe a pour mandat de réviser et de mettre en œuvre la politique sur la violence à caractère sexuel de l’Université, ainsi que de coordonner la lutte contre l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel au sein de l’établissement. Il est notamment chargé de donner suite aux obligations de l’Université en vertu du projet de loi 151 ainsi qu’aux recommandations du groupe de travail pour 2018, d’assurer l’adoption de mesures prioritaires et d’en surveiller les résultats;
  • dans le cadre d’un effort particulier, la formation et l’éducation de notre communauté, notamment par l’élaboration et la réalisation d’un programme de formation sur vidéo pour le personnel, le corps professoral et les leaders d’associations étudiantes, dont la présentation débutera à l’automne 2019. Nous avons proposé gratuitement le programme de formation à 100 universités et cégeps du Québec;
  • l’organisation d’une récente rencontre des cégeps et des universités du Québec où l’on a présenté les meilleures pratiques de mise en œuvre du projet de loi 151;
  • l’adoption, en décembre, d’une nouvelle version de la Politique sur la violence à caractère sexuel, rédigée dans un langage plus axé sur les personnes survivantes et présentant en outre plus clairement le processus et les services de soutien prévus à l’intention de la communauté;
  • la tenue, sur les deux campus, d’une série de conversations sur la violence à caractère sexuel pour offrir de l’information sur les travaux du comité permanent et nourrir un échange avec notre communauté au sujet des questions et préoccupations courantes; une de ces conversations a d’ailleurs eu lieu la semaine dernière.

Aller de l’avant

Nous accueillons les recommandations formulées dans le rapport de l’enquête sur le climat. Nous collaborerons avec notre Comité permanent sur l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel et le Département d’études anglaises afin d’élaborer un plan d’action pour donner suite aux recommandations.

Comme nous nous sommes engagés à le faire au début de l’enquête sur le climat, nous avons présenté le rapport au corps professoral et au personnel du département avant de le diffuser auprès de la communauté élargie de Concordia.

À l’avenir, nous continuerons d’inciter le département à bâtir une culture plus saine, en promouvant de nouvelles initiatives qui feront des membres du département, à juste titre, des chefs de file dans le milieu de l’enseignement supérieur.

En terminant, je tiens à affirmer sans équivoque que la coercition, l’abus de pouvoir, l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel sont des comportements inacceptables, lesquels Concordia ne tolérera nullement de la part de quelque membre que ce soit de son corps professoral ou de son personnel. Toute allégation d’inconduite fait l’objet d’une enquête rigoureuse à la suite de laquelle peuvent être imposées des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au congédiement.

Nous ne pouvons fournir de précisions concernant les membres de notre corps professoral, de notre personnel ou de notre effectif étudiant pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée, notamment en vertu des lois et règlements sur la protection des renseignements personnels. En tant qu’employeur, nous ne pouvons divulguer aucun renseignement lié aux enquêtes potentielles ou réelles, y compris les résultats de toute enquête et toute autre information relative à l’emploi. Nous comprenons que cela est particulièrement frustrant pour les personnes plaignantes, mais c’est la réalité juridique à laquelle nous nous heurtons.

Nous souhaitons par ailleurs reconnaître le courage des personnes qui ont partagé avec nous leurs expériences. Nous savons qu’il peut falloir du temps — parfois des années — aux personnes survivantes pour se résoudre à parler. Nous serons toujours disposés à écouter et à connaître les histoires passées et nous nous efforcerons d’intégrer ces points de vue et ces leçons dans notre cheminement futur.

Du soutien est offert aux personnes survivantes par l’entremise du Centre d’aide aux survivantes et survivants d’agression sexuelle et du Service de consultation et de psychologie de l’Université. Nous conseillons vivement aux membres actuels et aux anciens membres de notre communauté de signaler les cas de violence ou d’inconduite sexuelles en communiquant avec le Bureau des droits et des obligations de l’Université, par téléphone au 514 848-2424, poste 8659, ou par courriel à rights@concordia.ca.

Nous poursuivons sans cesse nos efforts afin d’améliorer notre réponse, mais je suis convaincu que nous sommes sur la bonne voie et qu’en travaillant ensemble, les membres de la communauté de Concordia peuvent promouvoir un milieu d’apprentissage et de travail sûr et empreint de respect, un milieu dont nous pourrons toutes et tous être fiers.

Cordiales salutations,

 

Alan Shepard
Recteur et vice-chancelier



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