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Le chercheur de Concordia Théo Chauvirey utilise les racines de champignons pour imaginer le design du métro de demain

« Si nous voulons provoquer de réels changements, nous devons envisager des solutions bio-inspirées. »
4 février 2019
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Par Ashley Fortier and Daniel Bartlett

Théo Chauvirey : « Le mycélium est un matériau léger, solide, ignifuge et entièrement compostable. » | Photos : Agustina Isidori Théo Chauvirey : « Le mycélium est un matériau léger, solide, ignifuge et entièrement compostable. » | Photos : Agustina Isidori

La situation environnementale continue de faire les manchettes, et les nouvelles à ce sujet sont généralement sombres. Que l’on pense au nombre croissant de catastrophes liées à des conditions climatiques extrêmes ou à l’échéance de douze ans établie par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, il est difficile de ne pas se décourager lorsqu’on envisage l’avenir de notre planète.

Heureusement, certaines personnes canalisent cette anxiété pour la transformer en possibilités de changements positifs – c’est notamment le cas de Théo Chauvirey. Inscrit à la maîtrise à l’Université Concordia, l’étudiant exploite en effet les biomatériaux pour adopter une approche durable dans la conception des métros.

Pour y parvenir, il utilise un organisme plutôt surprenant : le champignon. Il s’intéresse plus particulièrement au mycélium, c’est-à-dire la masse de filaments blancs qui pousse dans le sol et produit des champignons.

« C’est un matériau léger, solide, ignifuge et entièrement compostable », explique l’étudiant.

« Mes recherches visent à trouver des façons, d’une part, d’intégrer des biomatériaux à base de mycélium à la conception de véhicules de transport collectif et, d’autre part, d’éliminer progressivement les composites renforcés de fibres de verre à base d’huile », ajoute-t-il.

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Sous la supervision de Martin Racine, professeur agrégé au Département de design et d’arts numériques, Théo Chauvirey a réalisé un modèle de voiture de métro grandeur nature. Ensemble, ils ont conçu les sièges, les murs et le plafond au moyen de biomatériaux à base de mycélium.

L’étudiant a eu cette idée en 2016, quand la Société de transport de Montréal (STM) a lancé un appel de projets pour donner une seconde vie aux vieilles voitures de métro MR-63.

« Ces matériaux sont problématiques du point de vue environnemental, car ils sont constitués de produits à base d’essence et sont quasiment impossibles à recycler », précise-t-il.

« Si nous voulons provoquer de réels changements, nous devons envisager des solutions bio-inspirées. »

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Pour Théo Chauvirey, l’Université Concordia offre un milieu idéal pour les recherches sur les biomatériaux. En janvier, il a ainsi conçu et présenté une installation à ESPACE 4 dans le cadre de la programmation Aspects essentiels de la ville.

L’étudiant a également profité des ressources de l’institut Milieux pour les arts, la culture et la technologie. Cet espace de recherche multidisciplinaire offre les locaux et les outils nécessaires pour mener à bien ce type de projets.

« Grâce à l’institut Milieux, j’ai rencontré des personnes vraiment très inspirantes comme le bioartiste WhiteFeather Hunter, avec qui j’ai eu la chance de collaborer à des projets de création qui intègrent des biomatériaux vivants. »

Le conseil de Théo Chauvirey pour ceux et celles souhaitant participer à ce type de recherches?

« Si les problèmes environnementaux de la planète vous préoccupent, vous êtes déjà sur la bonne voie. Observez votre environnement ou le comportement des gens d’un œil critique, mais recherchez aussi toute forme de potentiel. »


Apprenez-en plus sur le
Département de design et d’arts numériques de l’Université Concordia.

 

 



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