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La doctorante Jessica Di Sante décroche une bourse fédérale de plus de 100 000 $

La chercheuse explorera les facteurs de santé physique et mentale liés aux troubles de l’alimentation chez les adolescents
11 septembre 2018
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Par Tatiana St-Louis

Jessica Di Sante : « Nous saurons peut-être mieux repérer les jeunes à risque et pourrons élaborer des stratégies de prévention et de traitement plus efficaces. » Jessica Di Sante : « Nous saurons peut-être mieux repérer les jeunes à risque et pourrons élaborer des stratégies de prévention et de traitement plus efficaces. » | Photo : Université Concordia

Les travaux que mène Jessica Di Sante sur les troubles de l’alimentation chez les adolescents ont attiré l’attention d’un important organisme subventionnaire. La chercheuse, qui est en deuxième année de son doctorat, est la toute dernière étudiante de Concordia à recevoir une bourse des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

« Cette bourse vient reconnaître l’importance des enjeux de santé physique et mentale auxquels je m’intéresse dans mes travaux, ce qui m’encourage beaucoup », commente Mme Di Sante.

Répartie sur trois ans à raison de 30 000 $ par année, la bourse est assortie d’une subvention spéciale de recherche de 5 000 $ octroyée annuellement.

Dans le cadre de sa thèse de doctorat, Jessica Di Sante explore les facteurs de santé tant physique que mentale qui contribuent à l’apparition d’un trouble alimentaire à l’adolescence. La jeune chercheuse travaille sous la direction de Linda Booij, professeure agrégée au Département de psychologie et codirectrice du Centre de recherche clinique en santé de l’Université Concordia.

L’impact des facteurs de stress durant la petite enfance

Les travaux de Jessica Di Sante comportent deux volets. Dans une première étude, elle cherchera à comprendre comment les épreuves subies avant la naissance (dans le milieu intra-utérin) ou durant l’enfance pourraient prédire le risque d’apparition d’un trouble alimentaire à l’adolescence. Pour ce faire, elle analysera un vaste ensemble de données, recueilli entre autres auprès de plus de 1 000 garçons et filles ayant fait l’objet d’un suivi depuis leur naissance.

« La plupart des recherches antérieures sur le sujet ont été réalisées en milieu clinique sur des cas graves de troubles de l’alimentation, explique Mme Di Sante. Or, nous avons aujourd’hui la chance d’analyser un échantillon de taille importante, ce qui nous permettra d’explorer les symptômes de troubles alimentaires dans la population générale, et non pas seulement chez des sujets qui reçoivent un traitement. »

L’étude examinera en outre le rôle possible du poids et des comportements alimentaires durant l’enfance – par exemple, les goûts difficiles ou l’hyperphagie – dans l’apparition d’attitudes ou de comportements maladifs à l’égard de la nourriture.

Le facteur de l’intimidation

La deuxième étude que compte mener Jessica Di Sante portera sur un lien possible entre l’apparition de symptômes de trouble alimentaire et le fait d’avoir été victime d’intimidation.

« Une quantité grandissante de données semblent indiquer que les enfants et les adolescents qui ont été victimes d’intimidation en raison de leur apparence physique sont particulièrement à risque de souffrir plus tard d’un trouble de l’alimentation, observe la chercheuse. Mais les mécanismes précis de ce phénomène demeurent inconnus. »

L’équipe de recherche fera appel à la tomographie cérébrale pour cerner les schémas de réactivité des régions du cerveau qui assurent la régulation des émotions. Mme Di Sante mènera ses travaux en collaboration avec des collègues du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.

Des stratégies de prévention et de traitement plus efficaces

Jessica Di Sante est entrée à Concordia après avoir obtenu une maîtrise en sciences biomédicales de l’Université de Montréal, également sous la direction de la professeure Booij.

Par ses travaux, la doctorante entend dépasser la simple sphère scientifique. L’un de ses principaux objectifs consiste à réfléchir aux interactions entre les facteurs de santé physique et mentale en jeu dans les troubles de l’alimentation.

« Malgré les progrès accomplis, d’importantes divisions demeurent entre ces deux domaines, souligne-t-elle. Si nous saisissons mieux la complexité et la fréquence des troubles alimentaires en général, nous saurons peut-être mieux repérer les jeunes à risque et pourrons élaborer des stratégies de prévention et de traitement plus efficaces.

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