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Un don de 3 000 000 $ pour attirer l’élite des étudiants

L’apport substantiel de Miriam Roland servira à doter des bourses d’études supérieures et de recherche pour des doctorants méritants
12 mars 2018
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Par Joseph Leger

« J’éprouve un attachement particulier pour Concordia », affirme d’entrée de jeu Miriam Roland, alliée et bienfaitrice de longue date de l’Université, et ex-membre du conseil d’administration de l’établissement. « J’y ai entamé des études dès la première semaine de mon retour à Montréal. C’est en quelque sorte mon université de quartier. »

Les sentiments de fierté et d’appartenance qu’éprouve Mme Roland à l’égard de Concordia l’ont incitée à nous verser un généreux don de 3 000 000 $. Cette somme sera affectée à la création des bourses d’études supérieures et de recherche Miriam-Aaron-Roland.

« Je souhaitais que ce don testamentaire comble ce qui, à mon avis, représente l’un des principaux besoins de Concordia, précise Miriam Roland. De fait, je voulais contribuer à rehausser la réputation de l’Université, car elle le mérite bien. » 

Miriam Roland Alliée indéfectible de l’Université depuis plus de 30 ans, Mme Roland a soutenu financièrement la création de bon nombre de bourses et de programmes de recherche, dont le Centre d’innovation District 3.

Les bourses de recherche seront octroyées à des étudiants et étudiantes des cycles supérieurs des quatre facultés de Concordia : Arts et sciences, Beaux-arts, Génie et informatique et École de gestion John-Molson (« JMSB »). Le don de Mme Roland concourra assurément à doubler l’effort de recherche de l’Université. En effet, la concrétisation de ce vecteur stratégique passe notamment par l’attraction et la fidélisation des étudiants les plus doués.

Selon la mécène, les universités les mieux cotées du monde sont renommées pour leurs programmes d’études, leurs activités de recherche et leur corps professoral aux cycles supérieurs.

« Les plus brillants chercheurs optent pour des établissements d’enseignement que fréquentent de bons étudiants à la maîtrise ou au doctorat, soutient-elle. De même, ces derniers s’inscrivent dans les universités où enseignent, aux cycles supérieurs, les meilleurs professeurs de tel ou tel domaine de spécialisation. Cette relation symbiotique m’apparaît des plus favorables. Bref, en soutenant les étudiants, j’aide aussi leurs professeurs. »

Le fonds de dotation établi par Miriam Roland générera un rendement annuel minimal de cinq pour cent. Tous les quatre ans, ce taux sera réévalué en fonction de l’inflation.

Les premières bourses de recherche seront remises au cours de l’année universitaire 2018-2019. Attribuées sur concours selon le critère de la réussite universitaire, elles profiteront à des doctorants et doctorantes dont les travaux privilégient la collaboration interdisciplinaire et contribuent à rehausser le profil de recherche et la renommée de Concordia.

Miriam Roland and Jeremy Clark Miriam Roland assiste régulièrement à des conférences et à des causeries données à l’Université. La photo ci-dessus la montre en compagnie de Jeremy Clark, professeur agrégé à l’Institut d’ingénierie des systèmes d’information de Concordia, après la conférence « Jeremy Clark parle Bitcoin et cryptomonnaies ». Présenté à guichets fermés, l’événement a eu lieu à l’Université le 22 février 2018.

« Miriam Roland endosse remarquablement le rôle d’avocate et de protectrice de notre établissement, souligne Alan Shepard, recteur de Concordia. Sa générosité favorisera l’essor de nos activités de recherche. De plus, elle incitera nos talentueux étudiants à expérimenter avec audace dans leur quête de solutions aux questions les plus brûlantes de l’heure. Nous sommes très fiers que Mme Roland compte parmi les leaders de notre communauté universitaire. Nous lui sommes extrêmement reconnaissants de son don. »

Une tradition de philanthropie

Miriam Roland a hérité de ses parents, Laura et Barney Aaron, sa nature généreuse. Depuis toujours, l’altruisme représente un élément important de sa vie.

« J’ai grandi au sein d’une famille charitable. Tout comme nous mangions trois repas par jour, nous donnions aux personnes dans le besoin. C’était simplement l’éthos familial. Nous n’en parlions jamais : nous agissions constamment de la sorte, c’est tout », se remémore-t-elle.

« Les gens donnent pour quantité de raisons. Bon nombre diffèrent des miennes, mais cela n’importe pas. Comme disait mon père : “Tant que l’être humain fait preuve de générosité, ça va. Peut-être même qu’un jour, il le fera pour le bon motif.” »

À son avis, son rôle de donatrice permet à des étudiants prometteurs d’exploiter leur plein potentiel. « J’offre une occasion aux lauréats de mes bourses d’études supérieures et de recherche, explique Mme Roland. Par contre, rien ne garantit leur réussite. »

« En revanche, la majorité des étudiants des cycles supérieurs manifestent une véritable passion pour l’acquisition de connaissances. Ils ont l’esprit vif. Je les trouve admirables et je suis heureuse de pouvoir leur procurer de nouvelles possibilités. »

De la Californie à Concordia

Miriam Roland découvre Concordia en 1978… depuis la fenêtre de son appartement. Tout juste rentrée à Montréal après avoir passé 32 ans en Californie, elle regarde par la baie vitrée. Quelque chose du côté de la rue Sainte-Catherine, au sud, attire son attention. Pointant le pavillon Henry-F.-Hall, elle demande à un ami : « Quel est ce gros édifice blanc? » Son interlocuteur lui répond : « L’Université Concordia. »

La nouvelle arrivante ne perd pas de temps : avant même que les déménageurs ne débarquent avec son mobilier, elle descend la rue et s’inscrit à deux cours à l’Université.

« Je voulais suivre un cours d’histoire et de politique canadiennes ainsi qu’un cours de français, se souvient Mme Roland. J’ai expliqué au préposé que mon diplôme se trouvait dans mes bagages, quelque part parmi mes meubles; je ne pouvais donc pas le lui fournir dans l’immédiat. Il m’a répondu qu’il n’y avait pas de problème. Alors, je me suis dit : “Comme c’est agréable! Je crois que cette université va me plaire.” C’était vraiment sympathique. »

Bâtir l’université nouvelle génération

Au cours des 40 dernières années, les liens qu’entretient Miriam Roland avec Concordia ont évolué et se sont renforcés. D’abord étudiante, elle a suivi plusieurs cours à l’Université. Puis, au fil des ans, elle y a assisté à de nombreuses conférences et causeries.

« J’étais heureuse d’habiter si près de l’Université, de me trouver à proximité immédiate d’un endroit où stimuler mon intellect, raconte-t-elle. Certaines personnes jouent au bridge; moi, j’assiste à des conférences. »

En 1992, Mme Roland a été invitée à siéger au conseil d’administration de Concordia. Au cours de cette collaboration échelonnée sur douze ans, elle a notamment contribué à guider l’évolution de l’établissement durant une période de forte croissance. Du reste, elle a participé à bon nombre de comités – dont le comité de planification immobilière, chargé d’encadrer le développement du Quartier Concordia, et, tout particulièrement, la construction du pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels.

« Un jour, mes collègues et moi discutions des dimensions des salles de classe, se rappelle Miriam Roland. Selon moi, elles ne devaient pas être trop grandes, car le cas échéant, il faudrait les remplir. Si 800 étudiants fréquentent la même classe, ils peuvent difficilement nouer des liens avec leur professeur. Vous remarquerez qu’aujourd’hui, même les plus grandes salles ne sont pas surdimensionnées. »

Mme Roland en est convaincue : les investissements et les pratiques commerciales doivent être conformes à l’éthique. Aussi a-t-elle insisté pour qu’un cours obligatoire d’éthique commerciale soit mis sur pied à l’intention des étudiants de la JMSB.

Miriam Roland décrit ses fonctions passées au conseil d’administration et à divers comités de l’Université comme autant d’expériences d’apprentissage enrichissantes et d’occasions précieuses d’approfondir sa compréhension de l’établissement.

Élargir les connaissances

L’apprentissage et l’enseignement supérieur figurent depuis toujours au nombre des priorités de Mme Roland. Psychothérapeute de profession, elle est diplômée de l’Université Stanford en Californie et de l’Université Adler à Chicago. Elle cherche constamment à enrichir son savoir.

« Les nouvelles idées m’enthousiasment immanquablement, s’exclame-t-elle. Durant mes études de psychothérapie, j’étais tellement heureuse de consolider les connaissances que je croyais posséder en assistant à des séminaires. Après un certain temps, j’ai toutefois décidé que c’était assez; je n’avais plus besoin de cette forme de renforcement. Forte d’un certain nombre d’années d’expérience, je voulais qu’on me lance des défis. »

Aujourd’hui âgée de 87 ans, Miriam Roland continue de se remettre en question. Elle participe régulièrement aux événements qui se tiennent à Concordia. « Maintenant, j’aime entendre un conférencier dont l’opinion, au premier abord, ne me plaît pas. Bien des gens se tiennent à l’écart de ce qui les indispose, mais moi, je veux connaître des points de vue qui divergent du mien. »

L’attachement de longue date de Mme Roland pour Concordia se fonde notamment sur la volonté de l’Université à célébrer la diversité ainsi que son ouverture aux idées nouvelles. « L’esprit qui règne à l’Université peut s’exprimer sous la forme d’une interrogation : “Comment satisfaire les besoins changeants de nos étudiants?” C’est là une excellente question à se poser », conclut-elle.

Vice-recteur au développement et aux relations extérieures à Concordia, Bram Freedman attribue une large part du succès de l’Université aux alliés de celle-ci.

« Grâce au dévouement admirable de ses fidèles donateurs, Concordia consolide rapidement sa position à titre d’université nouvelle génération du Canada, soutient M. Freedman. Je connais Mme Roland depuis 25 ans. Toutes ces années, elle a été membre à part entière de notre communauté. Son engagement pour notre établissement, notre corps professoral et notre effectif étudiant est sincère et profond. Nul doute, les prestigieuses bourses d’études supérieures et de recherche qui portent son nom joueront un rôle clé dans l’attraction et la fidélisation des étudiants les plus doués. »

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