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L’Université Concordia adopte une politique distincte en matière de violence à caractère sexuel

La formation d’une équipe d’intervention rapide et la création d’un guichet unique de soutien aux victimes s’inscrivent dans le processus
25 mai 2016

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En adoptant une politique traitant spécifiquement de violence à caractère sexuel, Concordia se pose en chef de file des établissements d’enseignement canadiens. Cette nouvelle politique précise notamment le concept d’intervention rapide en cas d’incident. De plus, elle énonce les possibilités de dénonciation offertes aux membres de la communauté universitaire victimes d’une agression sexuelle ainsi que les mécanismes de soutien mis à leur disposition.

Dans un rapport publié en août 2015, le Groupe d’étude et de travail sur les politiques traitant d’agressions sexuelles recommandait la rédaction d’un énoncé sur le sujet. Approuvée le 20 mai 2016, la nouvelle politique Violence à caractère sexuel définit des principes directeurs à l’intention des membres de la communauté de Concordia. Par ailleurs, elle souligne l’engagement de l’établissement à promouvoir et à maintenir une culture de non-violence sur ses campus.

« Je suis ravie du résultat de ce travail exhaustif accompli en moins d’un an », explique Lisa Ostiguy, vice-rectrice exécutive déléguée aux affaires académiques. De concert avec Melodie Sullivan, avocate-conseil principale, Mme Ostiguy a présidé le comité spécial responsable de l’élaboration d’une politique traitant d’agressions sexuelles. « Dorénavant, nous disposerons de définitions strictes des notions de consentement et de violence à caractère sexuel. En outre, la création d’un guichet unique favorisera la coordination des mesures d’intervention, tandis que la mise en place d’une infrastructure de soutien inclusive nous permettra de mieux respecter les choix des survivantes et survivants d’agression sexuelle. »

Constitué de membres du corps professoral et du personnel de l’Université, ainsi que de représentants d’associations étudiantes des trois cycles, le comité spécial chargé de revoir le Code des droits et des obligations a procédé à une analyse complète des politiques que suivent des établissements d’enseignement disséminés dans toute l’Amérique du Nord. Afin d’assurer la mise en œuvre de meilleures pratiques à Concordia, la nouvelle politique précise les concepts de violence à caractère sexuel, d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel. En outre, elle s’inspire directement du Code criminel du Canada pour déterminer la notion de consentement.

Nouvellement formée, l’équipe d’intervention en cas d’agression sexuelle représente l’un des piliers du Centre d’aide aux survivantes et survivants d’agression sexuelle. Sa coordonnatrice fera office de première répondante dans les cas de violence à caractère sexuel. Elle apportera son soutien aux victimes et, avec leur consentement, assurera la gestion et la coordination de leur dossier auprès de diverses ressources – à l’interne comme à l’externe. 

Mme Ostiguy insiste sur l’importance du guichet unique et de la coordination centralisée des dossiers. Elle y voit les éléments clés d’une aide assurée avec autant d’efficacité que de respect. « Les victimes de violence sexuelle seront accompagnées par une seule et même personne, qui les guidera notamment dans la sélection des mesures de soutien appropriées. Ainsi, elles n’auront pas à raconter encore et encore leur épreuve ni à revivre chaque fois leur traumatisme. »

Pour tout dire, la nouvelle équipe d’intervention a déjà fait ses preuves. À la suite d’un incident récent, l’équipe a rapidement intercédé en faveur de la victime (membre de l’effectif étudiant) et fait en sorte que son examen final soit reporté. Grâce à cet arrangement, cette personne n’a pas été soumise à un stress additionnel. Encore mieux, elle a disposé de temps pour obtenir de l’aide et composer avec la situation.

La politique reconnaît également l’importance de l’intersectionnalité. Cet aspect essentiel reflète la considération que manifeste l’Université à l’égard de la diversité des membres de sa communauté. En vertu de ce principe, toute personne – peu importe son genre, son origine raciale ou ethnique, ou son orientation sexuelle – se verra offrir les mêmes options de divulgation, la même assurance de confidentialité et la même considération quant à son choix de signaler ou non l’acte de violence à caractère sexuel qu’elle a subi.

« L’expertise de Jennifer Drummond, coordonnatrice du Centre d’aide aux survivantes et survivants d’agression sexuelle, s’est révélée essentielle au respect de la diversité et à la prise en compte des préférences des victimes dans la nouvelle politique. Je la remercie de son inestimable contribution », souligne Mme Ostiguy.

La politique sera accompagnée d’un nouveau guide des méthodes, qui sera rédigé au cours des prochains mois, puis offert en ligne.

« Je remercie les membres du comité que présidaient Mmes Ostiguy et Sullivan. Ils ont élaboré une politique efficace qui non seulement garantit, au sein de notre établissement, un milieu de travail et d’étude sécuritaire, mais envoie un message on ne peut plus clair : nous n’admettons pas la violence à caractère sexuel », affirme Alan Shepard, recteur de Concordia.

« Je m’enorgueillis de l’approche collaborative et conscientisée privilégiée par le comité afin que la politique enchâsse le principe de la diversité et exhorte l’Université à assurer les activités éducatives et formatives nécessaires », conclut-il.


Consultez en ligne la nouvelle politique
ainsi que les avancées réalisées à cet égard. 

 



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