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Nov. 14 - Le français en Amérique, d'hier à demain

Lecture by Official Language Commissioner Graham Fraser
Canada’s Official Language Commissioner Graham Fraser

Canada’s Official Language Commissioner Graham FraserGraham Fraser, Canada’s Official Language Commissioner, is giving a lecture on campus called  "Le français en Amérique, d’hier à demain." In the lecture, organized by the Département d'études françaises, Fraser will provide a short history of the French language and Canada's linguistic duality. 

 
When:  Wednesday, November 14, 2012, from 6 to 8 p.m.
Where:  Département d'études françaises, Room LB-612, J.W. McConnell Library Building (1400 De Maisonneuve Blvd. W.), Sir George Williams Campus
 
Here is an excerpt of the presentation, which will be given in French:
 
« On se réfère souvent aux « deux solitudes » pour parler de l’anglais et du français.  En fait, la véritable citation est « Deux solitudes qui se protègent et se rejoignent ». Il s’agit d’une citation tirée d’un poème de Rainer Maria Rilke, dont Hugh MacLennan s’est inspiré pour le titre de son célèbre roman. La citation intégrale est :
 
L’amour consiste en ceci :
Deux solitudes qui se protègent,
se rejoignent, et s’ouvrent l’une à l’autre.
 
Cet extrait est devenu une expression fétiche pour rappeler la distance et l’incompréhension entre les francophones et les anglophones. En effet, selon Wikipédia, l’expression « deux solitudes » fait allusion au manque de communication perçu entre les francophones et les anglophones du Canada et à leur manque de volonté à cet égard. MacLennan a toujours été un peu déçu du fait que le titre de son roman soit devenu un symbole de la distance entre les francophones et les anglophones du Canada, car le poème de Rilke faisait au contraire allusion à une relation intime. Même si MacLennan ne parlait pas français, il a fortement défendu l’éducation en langue seconde.
 
Au cours des dernières décennies, malgré le plaidoyer de MacLennan, j’ai pu constater, non sans une certaine inquiétude, que bon nombre d’universités anglophones avaient relégué le français au statut de langue étrangère. »
 
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