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À la découverte des mères fondatrices du journalisme canadien

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Dans son nouveau livre, une auteure de Concordia relate le voyage en train qui a révolutionné le journalisme au Canada

Montréal, le 11 juin 2012 – En juin 1904, 16 Canadiennes ont changé le visage du journalisme canadien à l’occasion d’un voyage en train à destination des États-Unis. Baptisé The Sweet Sixteen, ce groupe de femmes – qui constituait alors un échantillon représentatif des meilleures journalistes du Canada – s’en allait couvrir un événement international : l’Exposition universelle de Saint-Louis. Elles ne savaient pas encore que leur périple les mènerait bien plus loin que dans le Missouri.  

Leur histoire inédite a d’ailleurs fait l’objet d’un nouvel ouvrage par Linda Kay, directrice du Département de journalisme de l’Université Concordia. Paru aux Presses universitaires McGill-Queen’s et lancé officiellement lors d’un événement spécial tenu le 6 juin à Concordia, The Sweet Sixteen retrace le voyage décisif qui a abouti à la fondation du Canadian Women’s Press Club.

« La formation de ce cercle à bord d’un wagon de chemin de fer, symbole s’il en est de la quintessence du Canada, m’a intriguée, explique Linda Kay dans l’introduction engageante de son livre. Étant moi-même journaliste, j’étais par ailleurs curieuse de découvrir celles qui m’ont précédée. Lorsque j’ai commencé à exercer mon métier, les femmes étaient les bienvenues dans la profession, sinon totalement acceptées. J’ignorais tout des femmes aux talents exceptionnels qui, à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, avaient défriché le terrain pour mes consœurs et moi-même. Audacieuses à bien des égards, elles ont en effet défié les normes sociétales et se sont complètement affranchies du stéréotype victorien. »

Ces femmes courageuses sont les attachantes protagonistes de The Sweet Sixteen. Depuis Margaret « Miggsy » Graham jusqu’à Léonise « Attala » Valois, elles gagnent page après page le cœur des lecteurs, tout comme leur périple en train a scellé entre elles des liens d’amitié durables. Explorant la dynamique de ce groupe et les expériences individuelles de chacune, Linda Kay analyse la division culturelle qui les sépare en tant qu’anglophones ou francophones. Elle brosse ainsi une biographie passionnante de la vie et de l’œuvre de chacune d’entre elles.  

The Sweet Sixteen rend compte de la lutte de femmes de talent, encore privées du droit de vote et du statut de personne au sens de la loi, qui exerçaient la profession de journaliste à une époque où le mariage et la maternité étaient considérés comme la véritable vocation de la femme.  

Pendant un siècle, leur héritage – le Canadian Women’s Press Club – a témoigné de leur ténacité ainsi que de la force d’endurance des femmes journalistes au Canada. L’ouvrage de Linda Kay rend aujourd’hui hommage à une page importante de l’histoire du journalisme écrite à bord d’un train en 1904.

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Source :

Cléa Desjardins
Conseiller principal, relations avec les médias
Service de communications de l'Université Concordia
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