City of Spires souligne le rôle crucial de l’architecture des églises

Montréal, le 17 avril 2012 – Lors d’un séjour à Montréal en 1881, Mark Twain a déclaré : « C’est la première fois que je visite une ville où il est impossible de lancer une brique sans briser un vitrail d’église ». Près de deux siècles plus tard, tout visiteur, aussi illustre soit il, aurait du mal à tenir les mêmes propos. En effet, rares sont les précieux vestiges de l’architecture religieuse à subsister encore aujourd’hui.
Pour Clarence Epstein, directeur – Projets spéciaux et affaires culturelles à l’Université Concordia, le nombre en déclin de clochers qui se dessinent dans l’horizon montréalais ne reflète en rien le passé de la ville, jadis principale citadelle du catholicisme du Nouveau Monde et, aussi paradoxal que cela puisse sembler, précieux joyau de la couronne impériale d’Angleterre. Son livre, Montreal, City of Spires: Church Architecture during the British Colonial Period 1760 1860, nous ramène à une époque où les lieux de prière constituaient, selon M. Epstein, des espaces publics, des lieux de rencontre et des sources d’influence stratégiques.
Publié par les Presses de l’Université du Québec dans le cadre de la collection « Patrimoine urbain », le volume présente des recherches approfondies sur cinquante constructions érigées au cours du siècle qui a suivi la conquête de la Nouvelle France par les Britanniques, de même que des images inédites. M. Epstein commence le compte rendu de cette évolution urbaine en décrivant la remarquable série de transformations qui s’est opérée dans le petit poste de traite catholique qu’était alors Montréal. Il brosse ensuite le tableau de la transformation de la ville, devenue le bastion de nombreuses communautés anglophones durant les décennies menant à la Confédération, tandis que la population montréalaise explosait.
En examinant les enjeux sociaux, religieux et architecturaux liés aux constructions de l’époque coloniale britannique, M. Epstein aborde la complexité de l’historiographie de Montréal. « Bien que la plupart des lieux de prières soient très éclectiques en apparence, ils reflètent la composition unique de la ville, affirme-t-il. Même s’il est normal que les éléments bâtis évoluent parallèlement aux besoins civiques, les églises, et les synagogues aussi, d’ailleurs, témoignent du passé entrelacé de nos nombreuses communautés fondatrices ».
« Il faut bien saisir le cours de cette évolution architecturale si nous voulons comprendre nos identités civiques et nationales, poursuit-il. Montréal est une ville où les liens entre pouvoir, communauté et langue définissent le milieu urbain. Cela se reflète d’ailleurs dans les contributions des nombreux groupes qui ont vécu ici et qui, dans certains cas, y sont toujours. Les Montréalais dépendent de leur proximité aux uns et aux autres; ensemble, ils rehaussent d’ailleurs souvent le caractère de la ville grâce à leurs différences socioreligieuses. On pourrait dire que Montréal est la maison mère de l’expérience culturelle canadienne ».
Prenez part à la conversation : Pour en apprendre davantage sur l’architecture religieuse à Montréal, joignez-vous à Clarence Epstein à l’occasion des activités suivantes :
- Conférence spéciale le mardi 24 avril à 12 h 30
Cette activité gratuite est ouverte au grand public et aura lieu dans la salle EV 1.162, au rez de chaussée du pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels de Concordia, au 1515, rue Sainte Catherine Ouest. - Visite à pied le mercredi 2 mai à 11 h
Cette activité gratuite est ouverte au grand public. La visite comprendra plusieurs lieux clés de l’ouest du centre-ville de Montréal. Pour plus de renseignements et pour vous inscrire, veuillez communiquer avec Cléa Desjardins au 514 848-2424, poste 5068, ou à clea.desjardins@concordia.ca.
Liens connexes :
- Montreal, City of Spires: Church Architecture during the British Colonial Period 1760-1860
- Presses de l’Université du Québec
- Données rapides de City of Spires
Source :
Cléa Desjardins
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