Montréal, le 26 juillet 2010 —
Apparence jeune ou vieille, attrayante ou menaçante : tout est possible lorsqu’on crée un « avatar », c’est-à-dire un alter ego virtuel. Avec autant de choix, les utilisateurs sont-ils portés à choisir un modèle qui leur ressemble? Selon une nouvelle étude réalisée à l’Université Concordia, la réponse est généralement « non », l’apparence choisie reflétant la personnalité du créateur. Cette étude, publiée dans le prochain numéro de Psychology and Marketing, intéressera les entreprises du monde réel souhaitant atteindre les marchés virtuels et réels.
Selon le professeur H. Onur Bodur de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia : « 80 % des internautes et des entreprises du classement Fortune 500 seront présents dans le monde virtuel d’ici 2011. Cependant, très peu de chercheurs se sont intéressés à ces environnements virtuels, et c’est pourquoi nous avons décidé d’étudier le comportement des consommateurs qui possèdent un avatar. »
Second Life : un monde virtuel en plein essor
Le professeur Bodur et Jean-François Belisle, un ancien étudiant des cycles supérieurs ont choisi la communauté virtuelle Second Life comme terrain d’étude pour leur enquête sur le comportement des créateurs d’avatars. « Ce monde virtuel se distingue des autres, car il possède sa propre économie qui incorpore des transactions en monnaie réelle, a expliqué M. Delisle. En 2009, la population des mondes virtuels atteignait près de 15 millions d’avatars, soit 20 fois plus qu’en 2006. »
Un questionnaire rempli par les créateurs d’avatars a permis d’établir leur personnalité, puis, les chercheurs ont comparé le profil ainsi créé à la perception que les autres citoyens virtuels avaient de l’avatar. Cette comparaison tenait compte de plusieurs éléments visuels : teinte et longueur de la coiffure, morphologie corporelle, tenue et style vestimentaires, etc.
« En général, l’apparence physique d’un avatar incarnait la véritable personnalité de l’individu qui l’avait créé, a déclaré le professeur Bodur. Par exemple, un avatar séduisant, coiffé et vêtu avec style, donnait l’impression d’une personnalité extravertie, ce qui correspondait au profil établi par notre questionnaire. »
« Ce lien entre avatar et créateur nous permet de mieux comprendre les consommateurs qui se cachent derrière un personnage virtuel et favorise l’émergence de stratégies de commercialisation virtuelle plus ciblées. Les entreprises pourront également se servir de notre étude comme guide lors de la conception de porte-paroles virtuels. »
Renseignements sur l’étude :
Avatars as Information: Perception of Consumers Based on Their Avatars in Virtual Worlds est une étude réalisée par Jean-François Belisle et le professeur H. Onur Bodur de l’Université Concordia.
Partenaires de recherche
Cette étude a été financée par la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal, le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia et le Fond de la recherche sur la société et la culture (FQRSC).
Sur le Web :
L'Université Concordia : http://www.concordia.ca
Revue Psychology and Marketing : http://www3.interscience.wiley.com/journal/35943/home
Second Life : http://secondlife.com/
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Source :
Nadia Kherif
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