Montréal, le 10 juin 2009 —
Damon Matthews, professeur au Département de géographie, urbanisme et environnement de l’Université Concordia, a découvert qu’il existe un lien direct entre les émissions de dioxyde de carbone et le réchauffement climatique. En collaboration avec des collègues de Victoria en Colombie-Britannique et du Royaume-Uni, il a démontré à l’aide d’une combinaison de modèles climatiques mondiaux et de données rétrospectives sur le climat qu’il existe une relation linéaire simple entre les émissions cumulatives totales et le changement de température du globe. Ses conclusions seront publiées dans le prochain numéro de Nature, qui paraîtra le 11 juin 2009.
Jusqu’à ce jour, il était difficile d’estimer le degré d’augmentation du réchauffement climatique par rapport à un certain volume d’émissions de dioxyde de carbone en raison de la complexité des interactions entre les émissions anthropiques, les puits de carbone, les concentrations atmosphériques et les changements de température. Damon Matthews et ses collègues ont démontré que, malgré ces facteurs d’incertitude, une émission de dioxyde de carbone entraîne une même augmentation de température à l’échelle de la planète, quel que soit le moment ou elle se produit, ou sa durée.
Grâce à cette découverte, nous pouvons maintenant affirmer que, si on émet une tonne de dioxyde de carbone, l’élévation de température du globe qui en résultera sera de 0,0000000000015 degré. Ainsi, si on ne veut pas que le réchauffement climatique augmente de plus de 2 degrés, on doit restreindre les émissions totales de carbone – et ce, à jamais – à un peu plus de un demi-billion de tonnes de carbone, soit la quasi totalité de ce que nous avons émis depuis le début de la révolution industrielle.
« La plupart des gens comprennent que les émissions de dioxyde de carbone conduisent inéluctablement au réchauffement climatique, explique M. Matthews, mais il est bien plus difficile de saisir la complexité des éléments qui interviennent entre ces deux points. Nos découvertes permettent désormais à chacun d’effectuer une estimation plausible de sa contribution au réchauffement climatique en se basant simplement sur la totalité des émissions de dioxyde de carbone qu’il produit. »
Une conférence réunissant les acteurs de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est prévue pour décembre. À cette occasion, M. Matthews et un groupe de spécialistes internationaux ont écrit une lettre ouverte aux participants leur demandant de reconnaître la nécessité de limiter les émissions cumulatives de dioxyde de carbone afin d’éviter de dangereux changements climatiques.
Pour obtenir de plus amples renseignements ou une copie de l’article intégral, veuillez communiquer avec Damon Matthews au 514 848-2424, poste 2064, ou à l’adresse suivante :dmatthew@alcor.concordia.ca
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Nadia Kherif
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