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Les Universités héritières de Max Stern dévoilent à Montréal sept des œuvres spoliées

Montréal, le 20 mai 2009 —

LA CÉRÉMONIE MARQUE UN JALON DANS LE PROJET DE RESTITUTION DES ŒUVRES DE MAX STERN

Dans le cadre du cinquième anniversaire du Projet de restitution des œuvres de Max Stern, les trois universités bénéficiaires de la succession du galeriste (Concordia et McGill, à Montréal, et l’Université hébraïque, à Jérusalem) organiseront une cérémonie afin de célébrer la restitution à ce jour de sept tableaux de maître et autres toiles du XIXe siècle. Le dévoilement des oeuvres aura lieu le mercredi 20 mai à 10 heures, au Musée des beaux-arts de Montréal (pavillon Michal et Renata Hornstein, 1379, rue Sherbrooke Ouest).

Le point culminant de la cérémonie sera la présentation de Jeune fille des monts Sabins, de Franz-Xaver Winterhalter (1805-1873), le plus célèbre des peintres de cour de son époque en Europe. La toile, transportée illégalement en 2005 des États-Unis en Allemagne pendant les négociations de bonne foi avec la baronne Von Morsey Pickard, a finalement été rendue aux universités héritières après une bataille juridique historique en vue d’en établir la propriété, remportée à la cour fédérale américaine. Même si l’œuvre a été plus de 70 ans en la possession d’une famille aristocratique, la cour a statué que sa vente forcée sous le régime nazi équivalait à un vol et qu’un voleur ne pouvait transmettre de titre valable.

Par extension, cette décision s’applique aux centaines d’autres œuvres de la Galerie de Düsseldorf, ayant appartenu à la famille Stern. Durant les six mois qui se sont écoulés depuis le jugement rendu sur l’affaire Winterhalter, des collectionneurs européens ainsi que des marchands d’art britanniques et américains ont restitué trois importantes toiles de maîtres néerlandais et italiens. À cet égard, on ne saurait passer sous silence la remarquable contribution de l’équipe de juristes américains dirigée par Thomas Kline de chez Andrews Kurth LLP ainsi que celle des départements de la Justice et de la Sécurité intérieure des États Unis.

En plus d’avoir pu compter sur l’aide du Bureau des demandes d’indemnisations liées à la Shoah du New York State Banking Department le tout premier organisme à avoir officiellement reconnu le droit de la succession d’obtenir la restitution des œuvres , le Projet Stern bénéficie à présent d’un réseau international de collaboration : organismes gouvernementaux, organismes d’application de la loi, services de bases de données, maisons de vente aux enchères, marchands d’art, collectionneurs, fondations privées, universitaires, archivistes, conservateurs et commissaires d’expositions. Il convient particulièrement de noter les efforts du Musée des beaux-arts de Montréal qui présentera dès le 21 mai certaines des œuvres dont Jeune fille des monts Sabins. Ces toiles viendront rehausser l’importante collection d’œuvres européennes et canadiennes que lui avait léguées Max Stern de son vivant.

« Lorsque le projet de restitution a officiellement vu le jour en 2004, les exécuteurs testamentaires et les universités savaient très bien qu’ils rencontreraient nombre d’obstacles, mais ils s’entendaient pour dire que la cause en valait la peine non seulement par respect pour notre bienfaiteur, mais aussi pour une question de justice, explique Clarence Epstein, directeur des projets spéciaux et des affaires culturelles à l’Université Concordia et chef du Projet Stern. Aujourd’hui, après cinq ans d’efforts largement récompensés, il est temps de faire le point sur les avantages indéniables engendrés par une collaboration entre les professionnels, les établissements concernés et les gouvernements. »

Les obligations morales et financières à la base du Projet Stern se sont fondées sur les principes adoptés à la Washington Conference of Nazi-Confiscated Art en 1998 afin de trouver des solutions justes et équitables. En juin prochain, une réunion internationale à Prague permettra d’évaluer les progrès réalisés depuis leur adoption. Il ne fait pas de doute que les initiatives lancées par les héritiers de Max Stern feront l’objet de discussions pointues sur les pratiques actuelles concernant la recherche de provenance et la restitution.

Les universités bénéficiaires au Canada et en Israël ont toujours tenu, par le Projet Stern, à sensibiliser le public aux actes perpétrés contre l’humanité par le gouvernement nazi. C’est pourquoi l’exposition Auktion 392 : Revendiquer les œuvres de la Galerie Stern, Düsseldorf, continue de parcourir le monde. Elle sera en Europe au cours de l’année qui vient.

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Source :

Nadia Kherif
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