Montréal, le 21 avril 2009 —
Cette action rapide survient après un arrêt faisant jurisprudence à propos des œuvres de Max Stern spoliées sous le régime nazi
http://maxsternproject.concordia.ca
http://auktion392.com
http://www.ice.gov/
Au nom des liquidateurs de la succession de M. Max Stern et de ses trois universités bénéficiaires (Concordia et McGill, à Montréal, et l’Université hébraïque, à Jérusalem), l’Université Concordia est heureuse d’annoncer la restitution d’un portrait rare du début du XVIIe siècle représentant un joueur de cornemuse, qui avait été confisqué en 1937 au marchand d’œuvres d’art juif allemand. La toile sera remise aux représentants des universités lors de la Journée du souvenir de l’holocauste au Museum of Jewish Heritage – A Living Memorial to the Holocaust (36 Battery Place, New York, NY), à 10 h.
Il y a environ deux mois, le Bureau des demandes d’indemnisations liées à la Shoah du New York State Banking Department avait repéré la toile d’un maître néerlandais dans l’inventaire d’un marchand d’art américain qui était en route pour le salon de la European Fine Art Foundation (TEFAF) à Maastricht, en Hollande. Après le retour de l’œuvre aux États-Unis, le marchand d’art, avisé par le U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) et le U.S. Attorney’s Office de la propriété douteuse de la toile, l’a rendue. « Il va de soi de remettre cette œuvre précieuse lors de la Journée du souvenir de l’holocauste, a déclaré M. Peter J. Smith, agent spécial responsable du ICE Office of Investigations, à New York. Des centaines de toiles ayant appartenu à Max Stern ont été vendues sous la contrainte. Nous nous engageons à retrouver ces œuvres volées et à les rendre aux universités bénéficiaires. »
Une autre toile dérobée à Max Stern – Girl from the Sabine Mountains, de Franz-Xaver Winterhalter – avait fait l’objet d’une décision historique de la Cour fédérale américaine, qui avait établi qu’au moment même où M. Stern a été forcé de renoncer au tableau en novembre 1937 pour une soi-disant « vente juive », il est devenu un bien volé. Comme M. Stern a dû abandonner au total 228 tableaux dans cette vente, sa succession ainsi que la justice américaine se sont entendues pour déclarer que toute peinture de la vente de 1937 non restituée constituait un bien volé et sera en conséquence recherchée.
Malgré les récents propos du ministre de la Culture allemand, M. Bernd Neumann, selon lesquels son gouvernement reconnaît sa responsabilité historique et morale, les maisons de ventes aux enchères du pays continuent de faire librement le commerce d’objets spoliés par les nazis. Autre découverte inquiétante : le portrait du joueur de cornemuse avait été acheté par un marchand d’art britannique qui ignorait tout de son passé à la salle des ventes Lempertz (Cologne) en novembre 2007, soit exactement 70 ans après sa vente forcée au même endroit. Dans son catalogue 2007, la maison Lempertz ne mentionne aucunement que l’œuvre appartenait à Max Stern et qu’elle provient de la vente de 1937; d’ailleurs, elle refuse toujours de reconnaître la revendication de ces toiles par la succession.
« Nous sommes très inquiets face à l’attitude irrévérencieuse des marchands d’art en Allemagne. Espérons que les mesures exemplaires prises par les organismes gouvernementaux américains ne passeront pas inaperçues auprès de leurs homologues européens », a précisé M. Clarence Epstein, directeur du Projet de restitution des œuvres de Max Stern.
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Source :
Nadia Kherif
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