Montréal, le 21 octobre 2005 —
Je tiens à toutes et tous vous remercier pour l’accueil chaleureux que vous nous avez réservé, à Nicole et à moi. Nous en sommes très touchés. Pour l’Université Concordia, cette cérémonie représente le début d’un nouveau chapitre de son histoire, une histoire qui s’inspire de la richesse du passé et de la force du présent, afin de relever les défis du futur.
Je suis très fier de me trouver parmi vous aujourd’hui en tant que nouveau recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia et je suis profondément reconnaissant de la confiance que me font les membres de son conseil d’administration. Au cours des derniers mois, j’ai rencontré les membres du conseil, des facultés, les représentants des étudiants et du personnel, ainsi que plusieurs personnes ressource de l’intérieur et de l’extérieur de l’Université. J’ai perçu chez eux un grand sentiment de fierté à l’égard de l’héritage de Concordia, en plus d’un enthousiasme et d’un optimisme que je partage totalement. Tout comme eux, je suis convaincu que Concordia doit être et sera non seulement une université internationale de premier plan, mais qu’elle sera également reconnue comme telle. Étudier à Concordia, travailler à Concordia et vivre à Concordia doit constituer une expérience unique et enrichissante pour toutes celles et ceux qui la fréquentent. Et l’intérêt de cette expérience doit être clairement visible au-delà des frontières de cette grande université.
Le message fondamental que je souhaite vous transmettre aujourd’hui est le suivant : pour faire de Concordia une université internationale de premier plan, nous devrons intégrer l’excellence dans chaque cellule de notre ADN institutionnel, afin d’en nourrir chacun de nos esprits et chacune de nos actions. Rien de moins.
Je m’expliquerai à ce sujet d’ici quelques minutes et poserai certains jalons qui nous serviront de guide au cours des cinq prochaines années. Laissez-moi cependant dès à présent vous dire que je suis pleinement confiant dans la réalisation de cet objectif, à condition que nous travaillions ensemble et mettions de côté nos intérêts personnels pour agir dans l’intérêt supérieur de l’Université. Concordia doit devenir plus que la somme de ses parties. Tout ce que nous ferons donc dans les années à venir doit tendre à la réalisation de ce but.
À tous points de vue, nous sommes déjà une université qui a du succès et qui est en position d’atteindre des sommets d’ici les cinq prochaines années. Nos forces sont le fruit de plusieurs années de labeur et d’engagement incessants envers la mission de Concordia. À ce propos, je veux tout particulièrement souligner le travail de mon distingué prédécesseur, le Dr Frederick Lowy, ainsi que celui de son équipe.
Grâce à ces personnes, nous héritons d’une institution réellement transformée depuis une décennie, surtout depuis sept ans. Une croissance phénoménale des inscriptions d’étudiants; une reconnaissance accrue de notre excellence professorale; notre engagement soutenu envers l’innovation; un processus de planification visionnaire —voilà des actifs qui sont en place et pour lesquels je remercie tous ceux qui ont travaillé si ardemment à leur réalisation, et en particulier M. Lowy, dont le leadership fut déterminant. Cher ami, merci de votre contribution exemplaire.
Je dois dire que même si je travaille dans le milieu universitaire depuis longtemps — au Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada, comme président de l’Association des universités et collèges du Canada et, depuis 10 ans, à l’Université Ryerson— je ne me rendais pas très bien compte à distance de la place considérable qu’occupe à présent l’Université Concordia, ni du potentiel extraordinaire qu’elle possède.
Aujourd’hui, Concordia compte plus de 37 000 étudiants de premier, deuxième et troisième cycles, et plus de 6 500 autres qui suivent des cours non crédités en éducation permanente. Plus de 4 200 de nos étudiants sont dotés de visas internationaux émanant de 157 pays étrangers et ils parlent des douzaines de langues maternelles, en plus du français et de l’anglais ! Depuis quelques années, ils ont contribué à hisser Concordia au premier rang des universités québécoises en terme de rapidité de croissance et, de plus en plus, internationalisent ses perspectives. Nous avons d’ailleurs aujourd’hui des liens formels, dans 29 pays, avec 89 universités sœurs et institutions, ce qui confère à nos réseaux et à nos programmes une envergure internationale importante.
Cette rapide croissance nous a permis de renforcer nos rangs à tel point que plus de la moitié de nos professeurs ont été engagés depuis moins de 10 ans. Voici ce que je considère comme une université qui sait bâtir sur ses acquis tout en consolidant sa croissance et en se renouvelant.
Tranquillement, Concordia est devenue une université où des professeurs et des intervenants extérieurs de haut calibre dispensent un enseignement et poursuivent des recherches d’une grande qualité. Il s’agit d’un endroit où les chefs de file réalisent des percées révolutionnaires dans leurs disciplines respectives.
Les fonds extérieurs pour la recherche ont augmenté de plus de 150 % au cours des cinq années précédant la période 2003-2004, ce qui s’est notamment traduit dans le gain de chaires de recherche à Concordia, au nombre de 61 aujourd’hui.
Nos professeurs et nos étudiants occupent déjà, ou occuperont bientôt, de superbes immeubles ultra-modernes, novateurs sur le plan de l’environnement et inspirants sur celui de l’architecture. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait autant de fierté et d’optimisme ici !
Mais trop peu de gens connaissent ces forces. L’une des tâches que je me suis par conséquent imposée au cours de mon passage à Concordia sera la suivante : parler de nos forces et de notre recherche de l’excellence. Nos réalisations devraient en effet être largement connues et servir de pôle d’attraction pour les meilleurs étudiants, les meilleurs professeurs et le meilleur personnel. Cette tâche sera au cœur de mon mandat à Concordia.
Je ferai tout ce que je pourrai pour m’assurer que la réputation de cette université soit à la hauteur de ses forces vives, qui sont nombreuses et réelles, ce que j’ai constaté depuis mon arrivée sur place il y a quelques mois. De plus, je me sens très à l’aise avec les valeurs qui animent Concordia. Elles me sont chères et familières depuis longtemps.
Ce qui fait une grande université, c’est l’interaction féconde des professeurs et des étudiants, la recherche constante de l’excellence intellectuelle et le partage des valeurs qui nous sont précieuses. L’ensemble de ces éléments prépare nos étudiants à relever les défis qui leur sont lancés dans le monde réel une fois l’université terminée.
Certaines valeurs clés ont toujours guidé les pas de Concordia, de sa création jusqu’à aujourd’hui, et elles me semblent faire partie intégrante de notre avenir. Je m’engage donc dès maintenant devant vous à honorer et à renforcer ces valeurs clés, à savoir la diversité, l’accessibilité, l’ouverture et la réceptivité aux besoins des étudiants.
Tout d’abord, la diversité. Depuis la fusion, il y a de cela 30 ans, de nos deux institutions fondatrices profondément enracinées dans la communauté de langue anglaise de Montréal — Loyola et Sir George Williams —, Concordia est devenue le premier choix des non-francophones du monde entier qui choisissent d’habiter au Québec. De plus en plus de francophones viennent également à Concordia, attirés par une riche expérience multiculturelle, tout en continuant à s’exprimer en français dans leur milieu et dans leurs travaux. Nous nous trouvons par conséquent bien au-delà du statut de la reconnaissance : nous célébrons la diversité, nous en faisons un actif identitaire.
L’accessibilité, en second lieu. Comme le philosophe anglais Francis Bacon, je crois que le pouvoir réside dans le savoir. Concordia joue un rôle considérable dans la responsabilisation de ses étudiants. Depuis l’époque de Sir George Williams, qui a été l’un des premiers à implanter des cours de soir crédités et des études universitaires à temps partiel au Canada, notre établissement s’est toujours fait un devoir de faciliter les études en toutes circonstances.
Nous offrons des cours de 8 h à 22 h tous les jours, y compris les fins de semaine. Concordia ne fait pas de distinction entre les étudiants de jour ou de soir, ni entre les étudiants à temps plein ou partiel. Nous attirons toujours un grand nombre d’étudiants qui sont les premiers de leur famille à être diplômés d’une université. Notre objectif, enraciné dans notre histoire et crucial pour notre avenir, est de dispenser une éducation sans barrières, ni frontières.
Concordia est un lieu privilégié d’ouverture aux besoins de ses diverses clientèles. Certaines communautés culturelles et religieuses dans notre milieu ont démontré leur fidélité par leur générosité, par exemple en créant des chaires et des centres de recherche traitant de leur culture et de leurs traditions. L’étroite collaboration entre certaines chaires et le monde des affaires a également donné lieu à des échanges féconds entre le milieu universitaire et les employeurs dans plusieurs disciplines.
Le programme d’enseignement coopératif de Concordia permet aux étudiants de faire alterner leurs périodes d’études universitaires avec celles d’un travail dans le commerce ou l’industrie. Cela leur donne la possibilité d’acquérir une expérience sur le terrain et de commencer à se bâtir un réseau dans le reste de la société, ce qui représente un grand avantage concurrentiel, d’une part pour les étudiants après l’obtention de leur diplôme, et d’autre part pour Concordia en tout temps.
Concordia est donc branchée : auprès des communautés qui la composent et des services dont elles ont besoin, mais aussi de Montréal, du Québec, du Canada et de la communautéinternationale. Qu’il s’agisse d’une clinique de psychologie au service de la communauté montréalaise, ou du soutien des Cris du Québec, qui prennent leur destin économique et social en main, Concordia est présente dans la société, elle va au-devant des besoins. Elle est une source d’innovation importante, créant de nouveaux programmes d’études dans des domaines où elle fait figure de pionnière.
En dehors de l’excellence des programmes et du dynamisme de ses professeurs, Concordia est à l’avant-garde de la multidisciplinarité naissante de la pensée visionnaire et des solutions novatrices. Nos étudiants seront inévitablement appelés à utiliser toutes les ressources de leur esprit et à apprendre en diagonale... Bref, à devenir des citoyens à part entière, actifs, curieux, créateurs, productifs, engagés et ouverts sur le monde.
Ces forces constituent de solides fondations pour l’avenir et j’entends bien poursuivre dans cette voie. En accord avec une culture de saine gouvernance, réaliser notre vision exigera de notre part de tracer un plan détaillé qui établira nos priorités et définira des stratégies puis des actions appropriées. Ce plan s’inspirera largement de l’excellent plan quinquennal universitaire dont nous disposons déjà et qui s’intitule Toujours plus loin : Concordia, l’Université canadienne du XXIe siècle.
En gardant ces directives à l’esprit, je veux prendre des engagements spécifiques qui guideront mon administration au cours des cinq prochaines années.
Nous poursuivrons en priorité le développement du milieu physique propre à la réalisation de nos objectifs. Le Quartier Concordia est en voie de transformer le centre-ville de Montréal, ce qui favorisera l’interaction entre le milieu universitaire et la vie communautaire des environs. La renaissance de notre magnifique campus Loyola a renouvelé l’ouest de la ville. Ces transformations nous permettent d’offrir beaucoup plus à notre communauté universitaire et à la société qui nous entoure. Concordia fait partie du tissu même de la ville de Montréal, de son histoire, de ses qualités, de sa croissance et de sa joie de vivre.
Offrir des installations de calibre mondial est essentiel pour atteindre notre objectif, celui de devenir une université internationale de premier plan. Ceci est particulièrement important pour notre École de commerce John-Molson. Nous en ferons même une priorité en vue d’offrir à nos étudiants en commerce le meilleur environnement d’étude possible à l’intérieur d’un monde de plus en plus compétitif.
Je m’engage donc aujourd’hui à faire construire l’École de commerce John-Molson durant mon mandat.
Nous sommes aujourd’hui rassemblés dans un magnifique bâtiment patrimonial, la maison mère des Sœurs grises, qui occupe depuis 1871 une place non négligeable dans l’esthétisme et la vitalité de l’histoire de Montréal. Elle a été édifiée pour étendre et poursuivre l’œuvre de Marguerite d’Youville, la femme remarquable qui a fondé l’ordre des Sœurs grises il y a plus de 250 ans. Cette dernière s’était singularisée par son courage, sa compassion et surtout sa détermination à offrir une éducation et des soins de santé pour tous – soldats invalides de langue française ou anglaise, autochtones et malades contagieux rejetés par d’autres établissements. Contrairement aux pratiques usuelles de cette époque, elle ne refusait personne. Elle était aussi fort compétente. Tout cela reste édifiant et pertinent pour nous aujourd’hui. C’est pourquoi nous sommes profondément honorés qu’on nous ait confié cette précieuse propriété.
Aujourd’hui, nous avons largement dépassé les besoins élémentaires que devaient autrefois combler les Sœurs grises. Il est juste que la maison mère soit transformée en un lieu d’enrichissement de la vie spirituelle et morale de la communauté. Nous en ferons le foyer le plus avant-gardiste de notre Faculté des beaux-arts de manière à perpétuer l’extraordinaire histoire de cette maison, qui a apporté tant de contributions à notre société. Au cours des prochaines années, elle deviendra le joyau de notre campus du centre-ville.
Dans le cadre de mon engagement à doter Concordia d’une infrastructure de calibre international, mes collègues et moi inviterons la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, de même que le secteur privé, à participer à la revitalisation et à la transformation de ce site historique très important.
Ce projet contribuera au remodelage futur de notre institution en lui donnant la possibilité de se lancer de nouveaux défis en termes de recherche interdisciplinaire et de programmes universitaires. Nous bâtirons ces infrastructures sans perdre de vue le fait que l’excellence se mesure à la nature et à la densité des activités qui ont lieu à l’intérieur de ces immeubles.
Au cours des années à venir, nous surveillerons étroitement la qualité de l’enseignement dans toutes les disciplines. Nous serons les premiers à poser les jalons des méthodes les plus innovatrices, et ce dans toutes les disciplines. Nous poursuivrons nos efforts en vue d’augmenter notre capacité de recherche et notre productivité. Nous renforcerons et étendrons nos programmes d’études supérieures, et chercherons du financement afin d’attirer une plus forte
proportion d’étudiants de troisième cycle, si essentiels à la recherche.
La recherche, le savoir et la production artistique sont absolument indispensables à la vie d’une université, tout comme ils sont cruciaux pour l’avenir de notre pays. Les plus grands esprits pédagogiques ont tant à offrir. Imaginez la source d’inspiration que les étudiants ont devant eux lorsqu’ils assistent aux cours d’une sommité qui met au point de nouvelles technologies, invente de nouveaux produits ou crée des œuvres originales passionnantes. Le partage du résultat de ces efforts est profondément satisfaisant pour les meilleurs chercheurs et étudiants.
Au cours de mon mandat, je m’engage à élever Concordia au rang des cinq premières universités polyvalentes non médicales du Canada en ce qui à trait à l’appui des conseils subventionnaires fédéraux. Nous porterons également le nombre de chaires de recherche de 61 à 100, ce chiffre comprenant les chaires de recherche industrielle CRSNG.
Pour ce faire, nous continuerons à prendre des mesures pour attirer et retenir les meilleurs professeurs. Nous récompenserons l’excellence dans l’enseignement et la recherche par des actes concrets, dont la titularisation, les promotions et les prix au mérite.
Concordia transférera le savoir que nous acquerrons au-delà des limites de notre établissement, là où il pourra faire une vraie différence. Nous nous attendons à ce que ces efforts ne cessent d’augmenter l’attrait que nous exerçons sur d’excellents étudiants provenant des trois cycles universitaires, ainsi que sur d’excellents professeurs et un excellent personnel.
Nous mettrons l’accent sur toutes les relations nécessaires au soutien d’une recherche accrue : nous serons assidus dans nos démarches auprès des organismes de financement fédéraux, provinciaux et privés. Nous tisserons des relations plus étroites avec nos universités sœurs afin d’élargir les réseaux internationaux de Concordia.
Bâtir l’excellence suppose de fixer de plus hautes normes. Nous continuerons donc à élever nos normes d’admission et chercherons à améliorer nos taux de diplômation. Mais bâtir l’excellence ne signifie pas de renoncer à notre profond engagement historique envers l’accessibilité. Je m’engage aujourd’hui à incorporer des cours crédités dans nos programmes d’éducation permanente, de manière à ce que les étudiants qui n’ont pas la formation voulue puissent intégrer et profiter de nos programmes réguliers, de plus en plus en demande.
Fort de mon expérience dans le milieu universitaire, je suis persuadé que nous pouvons nous fixer ces objectifs et les réaliser. Mais nous devons en même temps être réalistes. Toutes les universités du Canada ont vu leur financement diminuer. Nous nous disputons les fonds avec le secteur de la santé et d’autres préoccupations publiques. Au Québec, nous faisons face à la difficulté
additionnelle d’un gel des frais de scolarité, des frais qui se situent à des niveaux bien inférieurs à ce que paient les étudiants dans les autres provinces.
Par le passé, les gouvernements nous ont dit qu’une gestion plus rigoureuse pouvait compenser un manque de ressources. Mais nous savons que cela ne suffit pas. Dans cette situation, il est crucial que nous nous joignions à nos institutions soeurs et travaillions avec les autorités provinciales et fédérales afin d’établir la parité de financement dans l’éducation supérieure avec le reste du Canada. Notre capacité à agir sur la scène internationale et à former la prochaine génération de chercheurs, de créateurs et d’universitaires, est en jeu.
Durant mon mandat, nous tendrons la main à nos quelque 120 000 anciens étudiants dispersés à travers le monde, ainsi qu’à nos amis du milieu des entreprises, du commerce et des arts. Nous partagerons nos forces, mais aussi nos rêves et notre vision, pour un Canada plus fort. Nous sommes sûrs qu’ils partageront cette vision et s’associeront à nous en nous prêtant leur appui pour parvenir à l’excellence.
Je veux être très clair sur ce qui, je crois, distinguera Concordia de ses compétitrices dans l’avenir. Quand nous parlons d’incorporer l’excellence dans l’ADN de Concordia, cela veut dire que nous ne pouvons pas nous contenter de paroles. L’excellence ne vient pas simplement du fait de réciter des mantras. Elle exige d’observer sans cesse les normes les plus élevées et de nous soumettre à une autoévaluation rigoureuse.
Nous devons insuffler ce concept d’excellence à notre réalité, pas à pas, jour après jour. Il n’y a pas d’autre façon d’y parvenir. L’excellence doit devenir notre habitude quotidienne. En procédant de la sorte, nous pourrons attirer les meilleurs étudiants, les meilleurs employés et obtenir le soutien de notre communauté.
En terminant, je veux parler d’un aspect primordial du rôle de Concordia : offrir une riche expérience étudiante. Je crois fermement en la vertu d’une vie saine et équilibrée : durant leur séjour chez nous, nos étudiants doivent absolument être en contact avec une culture générale qui enrichira leur vie pour toujours. Ils ont besoin d’activités intellectuelles, physiques et sociales stimulantes et gratifiantes. Ils ont besoin d’un environnement humain chaleureux à l’intérieur duquel ils peuvent développer leur esprit et leur cœur afin de devenir des citoyens pleinement engagés, chez eux comme partout à travers le monde.
Pour certains étudiants, cela veut dire vivre sur le campus. C’est particulièrement vrai pour ceux qui proviennent de l’extérieur de la région du Grand Montréal. Au cours des cinq prochaines années, nous bâtirons des résidences étudiantes pour répondre à ce besoin et intégrer ces étudiants plus étroitement à la vie de campus.
Une université vibrante et dynamique doit encourager ses étudiants à se forger un caractère, et ce, à l’intérieur d’un environnement qui favorisera à la fois les réalisations universitaires et non universitaires. Puisque je crois qu’il est essentiel d’inciter nos étudiants à participer plus activement à notre vie universitaire, je m’engage aujourd’hui à travailler en vue de munir Concordia d’un immeuble pour l’association des étudiants. Je travaillerai également à la modernisation de nos installations de loisir et de sport sur les deux campus, en rehaussant notamment la qualité et l’accessibilité de ces infrastructures. Ce sont d’importants supports de qualité et d’équilibre entre le travail et la vie—ce qui, en retour, améliore les résultats universitaires.
Mes amis, une cérémonie comme celle d’aujourd’hui, c’est toujours émouvant. Nicole et moi anticipons avec joie et une bonne dose d’humilité cette nouvelle étape, et pour Concordia, et pour nous. C’est la naissance d’un mandat où il y aura tant de choses à faire, tant de choses qui toucheront à tant de vies. Je vous remercie toutes et tous d’être venus assister à cette cérémonie. Je vous en suis profondément reconnaissant.
Je désire vous laisser sur un appel à l’action : transformer une institution est une tâche monumentale, mais stimulante. Laissons-nous inspirer par le remarquable lieu où nous sommes réunis aujourd’hui, un lieu qui a au cours de l’histoire exercé une influence sociale positive.
Faisons résonner le nom de Concordia jusqu’à ce qu’il devienne le symbole même de l’accessibilité, de la diversité, du potentiel illimité et de l’excellence. Merci.
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Source :
Nadia Kherif
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