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Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt

Montréal, le 23 septembre 2005 —

Présentation de huit films sur l’Afrique dans le cadre du Cycle de conférences sur la paix et la résolution de conflits 2005-2006.

Le mardi 27 septembre, le Cycle de conférences sur la paix et la résolution de conflits de l’Université Concordia reprendra ses activités avec la projection du film Au Rwanda on dit…La famille qui ne parle pas meurt. Il s’agit du premier d’une série de huit films présentés dans le cadre du module Exploring Conflict and Its Resolution on the African Continent through Film. Il sera présenté à 18 h 45 au théâtre D.B. Clarke du pavillon Henry F. Hall (1455, boul. de Maisonneuve Ouest, au sous-sol). Il sera suivi d’une intervention du professeur Frank Chalk, codirecteur et fondateur de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne et professeur agrégé d’histoire à l’Université Concordia, et d’un échange avec l’auditoire.

Réalisé par Anne Aghion, ce film constitue un témoignage saisissant du pouvoir libérateur de la parole, une observation intime et fascinante des moyens que se donnent les gens pour surmonter la peur, la haine et les cicatrices profondes laissées par le génocide rwandais pour reconstruire un avenir commun. Une démarche de réconciliation est-elle même possible? Depuis quelques années, la réalisatrice, dont certains films ont été primés, se rend dans de petites communautés rurales afin d’observer l’évolution et les effets des programmes de réconciliation ethnique. Dans ce film, elle continue de chercher comment l’être humain peut survivre à un traumatisme comme la tentative d’élimination de la minorité tutsie, en 1994, qui a fait 800 000 morts en 100 jours

Information : Andrew Ivaska, Ph. D., (514) 848-2424, poste 2419 ou Leander Schneider, Ph. D. au (514) 848-2424, poste 5601.

À propos du module Exploring Conflict and Its Resolution on the African Continent through Film

Des conflits qui se déroulent sur le continent africain et de leur résolution, nous ne retenons souvent que les flambées de violence extrême et spectaculaire qui font les gros titres des journaux. Ces flambées s’accompagnent la plupart de temps d’un discours où abondent les clichés réduisant l’Afrique à un contient dominé par la violence. Or, ces conflits, et notamment les plus récents au Sierra Leone, au Libéria et en République démocratique du Congo, sont en fait fortement conditionnés par une dynamique historique et sociopolitique qui revêt des dimensions planétaires, comme la place de l’Afrique dans l’économie mondiale, les nouvelles identités religieuses et la circulation des images et des icônes culturelles de masse.

Présenté dans le cadre du Cycle de conférences sur la paix et la résolution de conflits de l’Université Concordia, le module consacré au cinéma africain examine la superficialité de la représentation des désastres survenus en Afrique ; il situe le conflit dans le contexte d’une dynamique sociohistorique plus vaste et l’observe sous ses différentes formes, si « banales » soient-elles. Évitant de tomber dans le piège des stéréotypes sur l’Afrique, les huit films, presque tous de réalisateurs africains, font ressortir certaines des dynamiques de fond de la vie quotidienne qui façonnent le conflit et les possibilités de résolution. Ils montrent comment les Africains négocient ce conflit malgré d’importants clivages de classe, de religion, de sexe et d’appartenance ethnique.

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Source :

Nadia Kherif
Conseillère en relations médias
Service des Relations médias
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