Montréal, le 18 mars 2005 —
L’Université Concordia s’est engagée, au nom des exécuteurs testamentaires et des trois universités légataires (Concordia, McGill et Hebrew University) de la succession de Max Stern, un important galeriste et collectionneur, à rechercher les œuvres d’art qui lui avaient été confisquées par les Nazis ou qu’il avait été forcé de vendre dans les années 1930. Cette annonce sera effectuée le samedi 19 mars 2005 au Musée d’art de Norton, l’un des dépositaires de cet héritage qui se trouve à West Palm Beach, en Floride.
« Il était tout à fait pertinent que cette annonce soit faite au Musée Norton, parce que M. et Mme Stern l’admiraient beaucoup, a confié le Dr Frederick Lowy, recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia. De plus, le Musée Norton a eu la délicate attention d’intégrer le fond Stern à l’intérieur de son département de recherche de collections, ce qui accroît considérablement la portée de nos propres investigations. Nous sommes tous conscients de l’importance historique de cette collection. »
250 œuvres d’art appartenant à M. Stern ont déjà été identifiées depuis que l’Université Concordia a commencé son travail d’investigation. Lorsque les œuvres d’art auront été récupérées, les exécuteurs testamentaires prévoient de les prêter à des musées et des galeries sélectionnés pendant une certaine période. « Il faut dire que les premières bénéficiaires de la collection de M. Stern étaient toutes des institutions éducatives et artistiques charitables situées en Amérique du Nord et en Israël. M. Stern aurait donc sans aucun doute souhaité que nos communautés partagent, aujourd’hui encore, sa passion », a ajouté le Dr Lowy.
L’Université Concordia a été solidement appuyée dans ses recherches par Le Registre de Perte d’Art de Londres, La Commission pour l'art pillé en Europe (ECLA) et le Holocaust Claims Processing Office de l’état de New York. Jusqu’à maintenant, des œuvres ont été retracées aux États-Unis, en Angleterre, en Hollande et en Allemagne.
L’Université Concordia est de plus en plus considérée comme l’une des institutions canadiennes les plus spécialisées dans le domaine de la propriété culturelle. Elle pense qu’il est de son devoir de poursuivre les recherches qui avaient été amorcées, après la Seconde Guerre mondiale, par M. Stern lui-même pour se voir restituer ses biens. Ses exécuteurs testamentaires espèrent qu’ils n’auront pas à passer par les cours de justice pour réclamer ce qui leur est dû et qu’ils pourront miser sur la morale pour convaincre les récalcitrants.
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Source :
Nadia Kherif
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