Sir George Williams, fondateur du YMCA
Salle de classe dans l’édifice du YMCA, rue Drummond (date inconnue)
YMCA du square Victoria, lieu des premiers cours de soir offerts en 1873
Construction du pavillon Hall, rue Burnside (devenue le boulevard De Maisonneuve) en 1965, ouverture en 1966
Les origines de la Sir George Williams University remontent à 1873, alors que le YMCA de Montréal offrait des cours du soir (le premier YMCA d’Amérique du Nord a vu le jour à Montréal en 1851).
Du nom du fondateur du YMCA, le Sir George Williams College est fondé en 1926 en tant que collè;ge mixte. Il est alors logé dans l’édifice du YMCA datant de 1911, rue Drummond, à un pâté de maisons du Loyola College, situé dans cet emplacement de 1896 à 1898.
Les cours de niveau universitaire apparaissent entre 1929 et 1931 et les premiers cours de jour en 1932. La premiè;re promotion, connue sous le nom des guinea pigs (les « cobayes ») est diplômée en 1936.
Le Sir George Williams College reçoit sa charte officielle d’université en mars 1948, mais continue tout de même à fonctionner comme branche éducative du YMCA de Montréal jusqu’en 1967. L’appellation « College » est remplacée par « University » en 1959.
En 1963, on met en place une structure facultaire composée de quatre faculté : arts, sciences, commerce et génie. Les beaux-arts, de plus en plus populaires, font alors partie de la Faculté des arts, mais deviendront une faculté à part entiè;re au moment de la fusion.
Les programmes Honours sont instaurés en 1961 et 1962, les programmes de maîtrise en 1965 et de doctorat, en 1968.
Dans les années 1960, l’existence d’un service des médias institutionnel fort efficace mè;ne à la création de programmes de cycles supérieurs en technologie éducationnelle, encore prisés de nos jours. Aprè;s l’introduction des programmes de 2e cycle en 1965, les activités de recherche prennent vite de l’expansion; ainsi, au moment de la fusion, l’Université a déjà des centres de recherche spécialisés.
La Sir George Williams University se heurte au sempiternel problè;me du manque d’espace. Jusqu’en 1956, elle ne possè;de aucun pavillon et doit fonctionner dans des locaux loués au YMCA et aux édifices avoisinants.
En 1956, l’édifice Norris est construit pour accueillir une population étudiante sans cesse croissante. Or, il est rempli dè;s son ouverture. Le campus demeure toutefois à cet endroit jusqu’à la construction du nouveau pavillon Hall, et on continue de louer un nombre toujours grandissant de locaux.
Le pavillon Henry-F.-Hall, inauguré en 1966 et conçu pour les sciences et le génie, déplace le campus vers l’ouest. La prochaine étape d’expansion devait être l’édification d’un pavillon pour les arts et la bibliothè;que, mais celle-ci ne se concrétisera qu’aprè;s la fusion.
Dè;s le début, les étudiants du soir forment le gros des effectifs étudiants, et l’établissement s’intéresse particuliè;rement aux études à temps partiel. C’est ce qui fera sa renommée au fil des ans.
Les programmes universitaires n’ont jamais été considérés comme « à temps plein » ou « à temps partiel ». Cette approche intégrée demeure aujourd’hui la pierre angulaire de la politique de Concordia.
La Sir George Williams University est également reconnue pour le militantisme de ses étudiants. à partir des années 1960, le campus constitue un véritable foyer d’activités politiques.
En février 1969, la plus grande émeute étudiante au Canada éclate alors qu’on appelle la police pour mettre fin à l’occupation de plusieurs étages du pavillon Hall par les étudiants. Ceux-ci manifestaient alors contre un professeur accusé de racisme. Au moment où les policiers pénè;trent dans le bâtiment, un incendie se déclenche, et des données informatiques et des biens de l’Université sont détruits. Les dommages s’élè;vent à 2 M$ et 97 personnes sont arrêtées.
Les événements qui ont mené à ce qu’on appelle aujourd’hui le « saccage du matériel informatique » ont forcé l’administration à réévaluer ses directives internes. Lorsque la Sir George Williams University est prête à fusionner avec le Loyola College, la représentation des étudiants aux différents organes décisionnels de l’Université est fermement instaurée et les procédures, remaniées.