Saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites
Collation des grades du Loyola College, 1967
Réplique du David de Michel-Ange, bibliothèque Vanier, Loyola
Le Loyola College était à l’origine situé au centre-ville. Il s’est transformé en un vaste campus, à l’ouest de la ville.
D’un simple programme de langue anglaise dispensé par le Collè;ge Sainte-Marie, une école de langue française fondée en 1848 par les Jésuites, il a évolué au point de devenir un établissement autonome en 1896, à l’angle des rues Bleury et Sainte-Catherine.
Incendié en 1898, le Collège s’établit quelques rues à l’ouest sur la rue Drummond, au sud de la rue Sainte-Catherine où se trouve alors la Tucker School, à l’emplacement actuel de l’hôtel Europa.
En 1916, il s’installe définitivement dans la banlieue ouest de la ville sur une ancienne melonnière. Bientôt, plusieurs nouveaux pavillons viennent agrandir le campus du Collège, en pleine expansion.
Le Loyola College célèbre sa première promotion de diplômés en 1903. à l’époque, et jusqu’à la fusion en 1974, ses diplômes sont décernés par l’Université de Montréal à laquelle il est affilié.
Pendant l’Entre-deux-guerres, après s’être peu à peu éloigné du modèle de collège classique traditionnel, le Collège devient un établissement d’études humanistes et propose une formation de quatre ans au premier cycle.
Dans les années 1940, les facultés des sciences et de commerce sont créées ainsi que le département de génie, qui deviendra une faculté en 1964. En 1953, on met sur pied des programmes de majeure et, en 1958, des programmes Honours. Les diplômés du Loyola College poursuivent alors leurs études supérieures dans de grandes universités et certains obtiennent même la prestigieuse bourse Rhodes.
Le Collège recrute principalement ses étudiants parmi la communauté catholique anglophone, mais son corps étudiant perd progressivement son homogénéité en raison d’un nombre important d’étudiants venus de l’extérieur du Québec et de l’étranger. D’abord réservé aux garçons, l’établissement devient mixte en 1959.
À l’époque, le Loyola College dispense les mêmes programmes que n’importe quel autre établissement de 1er cycle en Amérique du Nord, à quelques exceptions près: il se démarque en effet grâce à des programmes avant-gardistes en sciences de l’exercice et en communication, discipline dans laquelle il est pionnier au Canada. Dès 1918, il ouvre également une école de sociologie, la première du genre au pays.
En 1958, la création de la Division des cours du soir permet pour la première fois aux personnes qui ne peuvent s’inscrire à temps plein de poursuivre leurs études. Par souci de créativité et en réponse à une demande de la collectivité, elle lance de nouveaux programmes dans des domaines comme la bibliothéconomie et les soins infirmiers communautaires. Un peu plus tard, le Centre de l’éducation permanente vient remplacer la Division.
Malgré ses efforts constants pour s’affranchir, le Collège n’obtient pas l’autorité nécessaire pour décerner ses propres diplômes.
En 1968, le gouvernement du Québec lui recommande d’engager des pourparlers avec la Sir George Williams University en vue d’une possible fusion. Solidement attachés à leur communauté, certains membres du Loyola College émettent des réserves. Les négociations s’étalent alors sur plusieurs années, préparant ainsi le terrain pour la création de l’Université Concordia le 24 août 1974.