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La température du globe pourrait connaître une hausse de 1,5 °C en moins de 16 ans – mais il est encore temps de renverser la tendance!

Du 5 au 7 décembre, l’horloge climatique est de retour sur le campus Sir-George-Williams de Concordia
5 décembre 2018
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L’issue du changement climatique n’est écrite nulle part en grosses lettres. Mais le temps qu’il nous reste pour agir l’est – du moins à Concordia.

Du 5 au 7 décembre 2018, l’horloge climatique sera projetée à l’angle de la rue Mackay et du boulevard De Maisonneuve, en partie grâce à Damon Matthews, professeur au Département de géographie, d’urbanisme et d’environnement et titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en climatologie et en durabilité.

« Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, nous atteindrons un réchauffement planétaire de 1,5 °C en moins de 16 ans. C’est sur cette voie que nous nous dirigeons actuellement. Toutefois, il faut absolument souligner que nous ne sommes pas obligés d’aller dans cette direction », fait remarquer Damon Matthews.

« Chacun et chacune peut prendre des mesures pour réduire son empreinte écologique et ainsi retarder le décompte. »

La projection de l’horloge climatique coïncide avec la tenue de la COP24, un colloque des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra en Pologne. Cet événement marquera la publication de nouvelles données sur les émissions de carbone par le Global Carbon Project.

À propos de l’horloge climatique

L’horloge climatique est un outil de visualisation conçu par Damon Matthews, en collaboration avec David Usher, fondateur du Human Impact Lab. L’horloge fait appel aux données, à l’art, à la technologie et à l’interactivité pour faire entrer le facteur temps dans le débat sur le changement climatique.

« Le temps est un paramètre que nous pouvons tous comprendre, explique David Usher. Nous savons tous que les changements climatiques auront des conséquences dangereuses, mais en représentant de manière visuelle le peu de temps qu’il nous reste pour agir rend le défi encore plus réel et urgent. »

En plus de connaître une grande notoriété depuis sa création, l’horloge a attiré l’attention d’un des environnementalistes les plus influents du Canada : David Suzuki.

« Le changement climatique n’est pas une question qui devrait être traitée de façon partisane. Je voudrais que nous puissions en faire la principale priorité de tous les partis politiques à l’occasion des prochaines élections », souhaite-t-il.

« Nous avons encore une mince occasion d’agir, selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). C’est pourquoi l’horloge climatique est si importante. Le temps presse… et l’horloge nous rappelle qu’il est impératif d’agir sans délai. »

De nouvelles données à prendre en compte

L’horloge est axée sur trois nouvelles séries de données : les émissions planétaires de CO2 en 2018; l’ampleur du changement de température causé par toutes les émissions humaines; et le budget carbone restant, qui nous indique la quantité de CO2 que nous sommes encore autorisés à rejeter dans l’atmosphère.

« Le 5 décembre prochain, ceux et celles qui ont l’habitude de surveiller l’horloge remarqueront un changement. Selon un récent rapport spécial du GIEC, la conjoncture climatique est telle que nous disposons désormais d’un peu plus de temps pour circonscrire la hausse de la température du globe à moins de 1,5 °C. Toutefois, on prévoit en 2018 une augmentation des émissions de CO2 de l’ordre de 2,7 pour cent, ce qui a pour effet de devancer la date d’atteinte du 1,5 °C. Une fois combinées, ces nouvelles données ont pour effet de repousser à la fin de l’année 2034 la date à laquelle nous atteindrons le 1,5 °C », explique Damon Matthews.

Malgré ces nouvelles données sur les émissions, le Pr Matthews demeure optimiste.

« On constate que les émissions ont commencé à se stabiliser depuis les dix dernières années. Mais, il est essentiel d’envisager toutes les options sur la table pour permettre au monde de commencer dès maintenant à réduire les émissions en vue d’atteindre les objectifs établis dans l’accord de Paris sur le climat. »

Promouvoir Le Pacte

Pour ralentir les aiguilles de l’horloge, Damon Matthews soutient que chaque personne doit faire tout ce qu’elle peut pour réduire son empreinte écologique. Un bon point de départ : signer Le Pacte, une récente initiative québécoise où les citoyens sont invités à prendre l’engagement de réduire pendant deux ans leurs émissions de gaz à effet de serre. Depuis son lancement le 7 novembre dernier, plus de 240 000 personnes ont signé le Pacte.

« C’est une réponse formidable », se réjouit le Pr Matthews, qui siège en outre au comité consultatif scientifique de cette initiative.

« Si nous voulons vraiment inverser la tendance, il va falloir que tout le monde s’implique. En atteignant notre objectif d’un million de signataires, nous enverrions un message très fort aux décideurs. »

Damon Matthews précise que cet engagement suppose de réfléchir à la façon dont nous menons notre vie sur le plan individuel, et à la manière dont nos choix peuvent influer sur les décisions de nos leaders politiques.

« Le Pacte est un effort très louable pour démontrer l’appui du grand public à la prise de mesures pour que s’opèrent des changements positifs. »
 

Venez voir de vous-même les prédictions de l’horloge climatique en portant votre regard vers le haut à l’angle du boulevard De Maisonneuve et de la rue Mackay, sur le campus Sir-George-Williams de l’Université Concordia. Des projections auront lieu de 16 h 30 à 21 h 30, les 5, 6 et 7 décembre 2018.

 



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