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Tillitarniit, une invitation à découvrir les mets, la langue et la culture inuites à Concordia

Du 2 au 4 août, le festival extérieur propose spectacles musicaux, jeux, films, œuvres d’art et autres activités
19 juillet 2018
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Par Ossie Michelin

Atanarjuat, 2001. |  Image : courtoisie NFB. Atanarjuat, 2001. | Image : NFB.


La culture repose sur les histoires qui nous habitent. Les contes façonnent notre monde, inculquent des valeurs et transmettent un savoir de génération en génération. Grâce au pouvoir du récit, les gens peuvent apprendre en quoi leurs univers ressemblent à ceux des autres ou se distinguent de ceux-ci.

L’art du récit est au cœur du festival Tillitarniit. Axé à l’origine sur le film inuit, cet événement annuel – dont il s’agit de la troisième édition – est devenu un festival artistique à plus grande portée célébrant les contes inuits.

« C’est extraordinaire de voir évoluer ce festival », confie Asinnajaq, commissaire de l’événement.

« Nous en avions besoin, et notre souhait s’est réalisé. Il y a une sorte de magie qui s’opère quand on passe à côté d’un événement qu’on n’a pas l’habitude de voir. »

Le festival se tient chaque année en août dans la cour de la Galerie FOFA de l’Université Concordia, en retrait du trottoir animé de la rue Sainte-Catherine, ce qui donne aux passants la chance de découvrir la culture inuite.
 

Shaman (film still), 2017. | Image courtesy of the National Film Board of Canada. Shaman, 2017. | Image : NFB.


L’événement est attendu avec impatience par un nombre grandissant d’Inuits de Montréal, car il met en valeur leurs mets traditionnels, leur langue et leur culture.

« Pour les non-autochtones, le festival est l’occasion de mieux connaître notre communauté, explique Asinnajaq. Il est important de rappeler que les Inuits vivent aussi dans la ville, qu’ils font partie de Montréal et qu’ils possèdent une culture tout à fait contemporaine. »

Le festival présente cette année Elisapee Inukpuk, une exposition d’un mois sur les poupées et les contes inuits, ainsi que des spectacles musicaux, des jeux, des mets traditionnels, des récits et des films inuits.

Il s’agit de donner vie aux histoires que les Inuits racontent depuis des siècles et de souligner la réinterprétation qu’en font aujourd’hui artistes, narrateurs et  cinéastes inuits.
 

Kablunât (film still), 2016. | Image courtesy of the artist. Kablunât, 2016.


« Ces histoires comportent en général une sorte de message qu’il était important de transmettre. Nous devons continuer de les raconter si nous voulons perpétuer la sagesse qu’elles renferment », ajoute Asinnajaq.

« Il est essentiel de préserver les liens qui nous rattachent à nos ancêtres. Nous devons nous assurer que les futures générations profitent également de cette connexion. »

Artiste inuit en animation et originaire du Labrador, Glenn Gear a conçu les images kaléidoscopiques qui ornent la bannière du festival. Dans son film intitulé Kablunât, il se sert de photos historiques et d’archives pour réinterpréter et moderniser l’histoire imaginée par les Inuits du Labrador afin d’expliquer l’origine des Blancs. Le film sera projeté le 2 août.

« Dans mes travaux, je cherche beaucoup à reformuler et à recadrer des éléments d’histoire afin de leur donner un sens très personnel », explique l’artiste.

« À mon avis, l’histoire et les archives ne devraient pas être placées sous verre et fixées dans l’espace et le temps. Elles conservent leur pertinence culturelle. En les recadrant et en les interprétant sous de nouveaux angles, nous apprenons de nouvelles choses sur le passé. Pour ce faire, il faut notamment intégrer les voix marginalisées à l’histoire et à sa lecture. » 


Le
festival des arts inuits Tillitarniit se tiendra du 2 au 4 août, dans la cour extérieure de la Galerie FOFA. L’exposition Elisapee Inukpuk aura lieu du 16 juillet au 17 août. À l’occasion, une réception sera organisée le 21 juillet à la Galerie FOFA (1515, rue Sainte-Catherine Ouest)​, de 13 h à 16 h. Entrée libre. Ouvert à tous.



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