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Pour le bien de l’humanité, District 3 se fait le champion de l’intelligence artificielle

Des chercheurs du centre d’innovation et d’entrepreneuriat de Concordia ont présenté leurs réalisations technologiques lors d’un sommet des Nations Unies tenu à Genève.
8 août 2017
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Par Khalil Haddad / James Roach

 À l’AI for Good Global Summit de Genève, Xavier-Henri Hervé (au centre) et Sydney Swaine-Simon posent en compagnie de Sophia, un robot humanoïde conçu chez Hanson Robotics. | Photo : District 3 À l’AI for Good Global Summit de Genève, Xavier-Henri Hervé (au centre) et Sydney Swaine-Simon posent en compagnie de Sophia, un robot humanoïde conçu chez Hanson Robotics. | Photo : District 3



Si l’intelligence artificielle – ou IA en abrégé – est virtuellement susceptible de causer des dommages,
peut-elle en revanche participer à la création d’un monde meilleur?

Pour l’essentiel, les préoccupations portent sur la potentialité que l’IA contribue au déplacement de vastes segments de main-d’œuvre, à l’augmentation du chômage et à l’accroissement des écarts de richesse. Cependant, cette technologie montante suscite beaucoup d’enthousiasme. En effet, elle s’accompagne d’une myriade d’applications qui permettraient de résoudre de nombreux enjeux, liés notamment à l’éducation, à la pauvreté, à la santé et au changement climatique.

Dans le secteur de l’IA, Montréal a su se positionner comme pôle de recherche-développement. Jusqu’à présent, les travaux menés dans la métropole québécoise ont toutefois été principalement axés sur la recherche de solutions à des défis commerciaux; ils n’abordaient pas les grandes questions sociales ou environnementales.

Xavier-Henri Hervé, directeur général du Centre d’innovation et d’entrepreneuriat District 3 de Concordia, et Sydney Swaine-Simon, membre fondateur du centre, coopèrent en vue de modifier le profil de Montréal dans l’univers de l’IA. Par exemple, ils soutiennent activement des projets susceptibles d’améliorer un jour l’existence des personnes les plus vulnérables de la planète.

Récemment, les deux collaborateurs se sont rendus à Genève pour assister à un tout nouvel événement : l’AI for Good Global Summit (« sommet mondial sur les bienfaits de l’IA »). Proposé par les Nations Unies, ce colloque réunissait des représentants de plusieurs États, agences onusiennes, organisations non gouvernementales et entreprises spécialisées. Les participants partageaient le même objectif : développer la capacité de l’IA à répondre à des enjeux en matière d’éducation, de pauvreté, de santé et de changement climatique.

« Les technologies émergentes transforment radicalement notre société »

Comment District 3 contribue-t-il à la progression de la conversation sur l’IA?

Xavier-Henri Hervé : Jusqu’ici, l’assistance apportée à l’industrie dans le règlement de problèmes au moyen de l’IA se trouvait souvent au premier plan. Nous voulons aller plus loin. Nous entendons ainsi proposer l’IA comme outil de résolution de grands enjeux sociaux. Le soutien et les ressources que nous offrons à cette fin favorisent notamment le réseautage et la collaboration de leaders, d’entrepreneurs et de chercheurs innovants.

La vision de District 3 reflète-t-elle les objectifs de développement durable des Nations Unies?

X.-H. H. : Tout à fait. Les technologies émergentes transforment radicalement notre société, et ce, à un rythme sans précédent. Elles révolutionnent également nos vies – personnelles et professionnelles – ainsi que nos interrelations. District 3 s’est fixé pour but de faciliter l’accessibilité à l’IA. Pour ce faire, nous avons développé un pôle multidisciplinaire. Nous mobilisons des leaders et des entrepreneurs du domaine de l’innovation, de même que des acteurs clés des milieux industriel, gouvernemental et universitaire, afin qu’ils collaborent dans la recherche de solutions aux problèmes sociétaux que connaît notre monde.

Quel lien y a-t-il entre District 3 et l’AI for Good Global Summit?

X.-H. H. : Dans l’est du Canada, District 3 est un fier ambassadeur du concours IBM Watson AI XPRIZE (« grand prix d’IA d’IBM Watson »). Les organisateurs de cet événement et ceux du sommet ont travaillé en étroite collaboration.

Au concours IBM Watson AI XPRIZE, il y avait plus d’équipes et plus de projets émanant de District 3 que de tout autre centre d’innovation dans le monde. Dès lors, nous avons été invités, de même que nos équipes montréalaises, à participer au sommet et à contribuer aux discussions sur l’élaboration de politiques. 

Eyenimi Ndiomu (Ubenwa), Kathy Shirin Benemann (Erudite AI), Patrick Poirier (Erudite AI), Sydney Swaine-Simon, Xavier-Henri Hervé, David Benrimoh (aifred) et Abhishek Gupta (aifred) participaient à l’AI for Good Global Summit. | Photo : District 3 Eyenimi Ndiomu (Ubenwa), Kathy Shirin Benemann (Erudite AI), Patrick Poirier (Erudite AI), Sydney Swaine-Simon, Xavier-Henri Hervé, David Benrimoh (aifred) et Abhishek Gupta (aifred) participaient à l’AI for Good Global Summit. | Photo : District 3



Que retenez-vous de votre participation à l’AI for Good Global Summit?

Sydney Swaine-Simon : J’ai surtout constaté l’intérêt des gouvernements pour les possibilités qu’offrent l’IA et l’automatisation. Par contre, leurs représentants n’ont qu’une connaissance superficielle de ces techniques. Ce sommet constituait donc un bon point de départ, puisqu’il facilitait les échanges entre dirigeants, chefs d’entreprise et chercheurs.

Pourquoi était-il nécessaire d’organiser un tel sommet?

S. S.-S. : Il s’agit d’une première étape, soit la formulation de recommandations sur l’adoption de politiques visant à assurer une utilisation éthique de l’IA. Si les gouvernements tardent trop à élaborer des politiques et à mettre en place une réglementation, d’autres risquent d’exploiter cette technologie et de faire plus de mal que de bien.

Le sommet a aussi servi à sensibiliser les divers intervenants aux moyens qu’offre l’IA pour favoriser la prospérité de notre monde. Entre autres, l’automatisation intelligente et les systèmes experts peuvent fournir des solutions évolutives et économiques à des pays dont les ressources sont limitées.

Imaginez que nous puissions assurer aux enfants une éducation de qualité supérieure à celle qui est actuellement donnée en Amérique du Nord, mais à une fraction du coût – par exemple, en dotant les élèves de tablettes bon marché. Le perfectionnement de l’IA permettrait de telles initiatives.

Parlez-nous des douze équipes que vous mentorez en vue du concours IBM Watson AI XPRIZE?

S. S.-S. : Composé de membres venus de tous les horizons, chaque groupe s’attaque à un enjeu distinct. Les questions liées à la santé ou à l’environnement constituent le dénominateur commun. Soulignons que trois équipes montréalaises ont pris part à l’AI for Good Global Summit : Erudite AI, Ubenwa et aifred.

Comment les membres de la communauté de Concordia peuvent-ils appuyer ces équipes ou participer à votre initiative?

S. S.-S. : Ils peuvent aussi bien se joindre à un groupe et l’accompagner dans son entreprise que contribuer à forger l’avenir de l’AI for Good Global Summit. De même, les personnes intéressées peuvent proposer leur propre projet en vue du prochain concours IBM Watson AI XPRIZE; elles ont jusqu’au 1er décembre pour le faire.

Si vous désirez apporter votre contribution, assistez à une séance d’information le vendredi, à 15 h, au Centre d’innovation et d’entrepreneuriat District 3. Par ailleurs, apprenez-en davantage sur les équipes de District 3 participant au concours IBM Watson AI XPRIZE



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