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Les algues pourraient devenir une nouvelle source d’énergie verte

Des chercheurs de l’Université Concordia mettent au point une technologie pour capter l’énergie électrique des plantes
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Montréal, le 24 novembre 2015 – À l’heure où les dirigeants du monde s’apprêtent à se réunir la semaine prochaine en France pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015, le réchauffement de la planète et les moyens à prendre pour le contrer constituent un sujet brûlant.

Selon les experts, il nous faut parvenir à la neutralité carbone au plus tard d’ici la fin du siècle pour limiter les changements climatiques. En vue d’atteindre cet objectif, nous devons réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Mais par quelle source d’énergie les remplacer? Les chercheurs de l’Université Concordia, à Montréal, pourraient bien détenir la réponse : les algues.

Dans une étude parue dans la revue Technology, une équipe dirigée par Muthukumaran Packirisamy, professeur au Département de génie mécanique et industriel de l’Université Concordia, décrit son invention : une cellule qui capte l’énergie électrique générée par la photosynthèse et la respiration des algues bleu‑vert.

Pourquoi les plantes? Parce qu’elles contiennent déjà de l’énergie.

« La photosynthèse et la respiration, qui se déroulent dans les cellules végétales, engendrent toutes deux des chaînes respiratoires. En piégeant les électrons libérés pendant la photosynthèse et la respiration par les algues bleu‑vert, nous pouvons capter l’énergie électrique naturellement produite par ces organismes », explique le professeur Packirisamy, qui est subventioné partiellement par le Conseil des recherches en sciences naturelles et génie du Canada (CRSNG). 

Pourquoi les algues bleu‑vert? Parce qu’elles sont omniprésentes.

Également connues sous le nom de cyanobactéries, les algues bleu‑vert sont les microorganismes les plus florissants de la planète, sur le plan de l’évolution. Elles occupent un large éventail d’habitats sous toutes les latitudes. Elles sont présentes depuis toujours : la faune et la flore primitives de la planète ont vu le jour grâce aux cyanobactéries, productrices de l’oxygène qui a permis l’émergence de formes de vies plus évoluées.

« En tirant parti d’un processus continu à l’échelle de la planète, nous avons mis au point une technologie nouvelle et évolutive qui pourrait permettre de générer de l’énergie sans carbone à moindre coût », explique le professeur Packirisamy.

Il souligne toutefois que cette technologie n’en est qu’à ses prémisses : « Nous avons encore beaucoup à faire pour perfectionner notre cellule en vue de sa commercialisation. »

Pour l’instant, cette cellule phosynthétique se résume à une anode, une cathode et une membrane échangeuse de protons.

Les cyanobactéries sont placées dans la chambre anodique, puis, dans le cadre de la photosynthèse, libèrent des électrons à la surface de l’électrode. Le dispositif est soumis à une charge externe dans le but d’extraire les électrons et de capter l’énergie.

Le professeur Packirisamy continue de mener à bien son projet et de l’étoffer avec son équipe. Il espère que des microcellules photosynthétiques pourront bientôt être exploitées à diverses fins. Un jour, elles alimenteront peut-être le monde. 

Source

Cléa Desjardins
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